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Économie - Dettes

Grèce : échec des négociations, la zone euro lance un ultimatum à Athènes

La réunion de l'Eurogroupe consacrée à la Grèce s'est conclue de manière prématurée hier après le refus d'Athènes d'accepter l'exigence de ses partenaires de prolonger son actuel programme de redressement.

Faute d’un accord rapidement, la Grèce risque de se retrouver à court d’argent, avec le risque à terme d’une sortie de l’euro. Photo archives/Reuters

La zone euro a lancé hier un ultimatum à la Grèce pour qu'elle demande d'ici à la fin de la semaine une extension de son programme d'aide financière, à l'issue d'une nouvelle réunion à Bruxelles qui a tourné court après la fin de non-recevoir opposée par Athènes.
Il est « très clair que le prochain pas doit venir des autorités grecques (...) et, au vu du calendrier, on peut utiliser cette semaine, mais c'est à peu près tout », a déclaré lors d'une conférence de presse le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, après la fin brutale des négociations. Il a évoqué la possibilité d'une nouvelle réunion exceptionnelle des ministres des Finances de la zone euro vendredi. « À condition que les Grecs demandent une extension et présentent une requête valable », souligne son entourage.
L'enjeu de l'Eurogroupe était de trouver comment la Grèce va se financer à court terme, alors que son programme d'aide prend fin le 28 février. Les Européens ont débuté la réunion en exigeant de leur homologue grec, Yanis Varoufakis, une demande d'extension de quelques mois du programme actuel, une façon pour eux de garder la main sur les réformes.
Le gouvernement grec de gauche radicale veut au contraire en terminer avec le « mémorandum » actuel et a fait campagne sur ce thème.
« Nous demandons quelques mois de stabilité financière pour permettre de nous lancer dans les réformes afin de ramener la croissance et mettre fin à l'impossibilité de rembourser ce que nous devons », a plaidé M. Varoufakis.

« Absurde et inacceptable »
Un appel qui n'a pas été entendu. La réunion s'est achevée de manière prématurée, après un refus de la Grèce de prolonger purement et simplement son programme de redressement. « Absurde » et « inacceptable », a jugé Athènes. La proposition consistait à appliquer les conditions actuelles de son plan de sauvetage de 240 milliards d'euros accordé par l'UE, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international en échange d'un programme drastique de réformes, selon une source gouvernementale grecque.
Faute d'un accord rapidement, la Grèce, qui ne peut emprunter qu'à des taux prohibitifs et doit faire face à d'importantes échéances de remboursement dans les mois à venir, risque de se retrouver à court d'argent, avec le risque à terme d'une sortie de l'euro. Elle pourrait toutefois survivre financièrement jusqu'à l'été mais « avec des liquidités limitées », selon les analystes.
Avant même le début de la réunion, le scepticisme était de mise, la zone euro estimant que la Grèce n'avait pas fait de propositions concrètes.
« Ce n'est pas une question de négociation, mais plutôt de savoir ce que la Grèce veut vraiment », avait déclaré le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, se disant d'emblée « sceptique » sur les chances d'un accord. Il avait également dénoncé l'attitude « irresponsable » du nouveau gouvernement d'Athènes.
Pour tenter de trouver un terrain d'entente, Grèce et zone euro ont multiplié les réunions préparatoires ces derniers jours. Des rencontres techniques ont eu lieu vendredi et samedi à Bruxelles pour identifier les possibles points de compromis.
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, avait sollicité dimanche un entretien téléphonique avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui « n'a pas vraiment permis de faire avancer les choses », selon une source proche des discussions.
« Nous ne demanderons pas d'extension » du plan d'aide de l'UE, a assuré hier sur son compte Twitter, en réponse à l'ultimatum de la zone euro, le ministre grec de la Défense et dirigeant du parti des Grecs indépendants qui participe à la coalition gouvernementale avec Syriza.
Le nouveau gouvernement grec de gauche radicale d'Alexis Tsipras et la zone euro semblaient lundi soir dans une impasse : le premier veut absolument s'affranchir des programmes d'aide imposés depuis 2010 par les créanciers du pays et qui ont coûté beaucoup à la population en échange de 240 milliards d'euros de prêts pour éviter la faillite. Il veut un peu de temps pour peaufiner son propre programme, qui n'exclut pas l'assainissement des finances publiques, mais à sa manière.
La zone euro, au contraire, considère que la Grèce est dans un programme d'aide et ne peut s'en affranchir unilatéralement, la seule solution pour elle étant de demander une « extension » de celui-ci.
(Source : AFP)

La zone euro a lancé hier un ultimatum à la Grèce pour qu'elle demande d'ici à la fin de la semaine une extension de son programme d'aide financière, à l'issue d'une nouvelle réunion à Bruxelles qui a tourné court après la fin de non-recevoir opposée par Athènes.Il est « très clair que le prochain pas doit venir des autorités grecques (...) et, au vu du calendrier, on peut utiliser cette semaine, mais c'est à peu près tout », a déclaré lors d'une conférence de presse le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, après la fin brutale des négociations. Il a évoqué la possibilité d'une nouvelle réunion exceptionnelle des ministres des Finances de la zone euro vendredi. « À condition que les Grecs demandent une extension et présentent une requête valable », souligne son entourage.L'enjeu de...
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