Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Samy Gemayel met en garde contre une tentative de normaliser la vacance à la présidence

Le député Samy Gemayel, membre du parti Kataëb, a violemment critiqué lundi les parties qu'il considère responsables de la vacance à la présidence.

Le Liban est sans président depuis le 25 mai 2014. La dernière séance ayant à nouveau échoué faute de quorum, une prochaine a été fixée au 18 février.

« Ils invitent les forces étrangères à nous aider pour l' élection  d'un président. Mais nous ne pouvons blâmer ces forces étrangères pour nos échecs, a martelé le leader chrétien. L'arrivée au pouvoir n'est pas une fin en soi. C'est un moyen au service du peuple. Et nous ne pouvons donc pas sacrifier le peuple ».

M. Gemayel a déploré le fait qu' « à chaque fois que nous devons élire un président il nous faut 10 mois, car nous ne sommes plus capables de respecter la Constitution. Les ambitions personnelles ne peuvent prévaloir sur l'intérêt général. » Le député a ainsi estimé que « L'Etat est désormais déconnecté du peuple ».

S'alarmant de la situation locale et régionale délétère, M. Gemayel a souligné que « ce n'est pas le moment de jouer avec le feu. Il n'est jamais bon de jouer avec la présidentielle mais dans les circonstances actuelles, (cela doit être hors de question). » Il a ainsi critiqué les parties qui s'abstiennent de se rendre au Parlement pour élire un chef de l'Etat. « Il y a des députés qui ont décidé de boycotter l'élection et de ne pas élire un président. Il n'y a aucun autre obstacle à part cela. Ceci est inacceptable, et en tant que parti politique, nous ne pouvons rester silencieux face à cela, a-t-il martelé. Nous ne devons pas avoir à choisir entre la stabilité et entre l'élection d'un président. Nous voulons les deux. »

Le député a assuré que « nous sommes prêts en tant que Kataëb, à nous rendre au Parlement afin que l'élection se tienne, indépendamment du candidat. Voilà en quoi consiste le jeu démocratique. On ne peut pas accepter la démocratie uniquement si l'on est victorieux. »

« Je suis resté silencieux sur le sujet depuis 10 mois, mais aujourd'hui, je me rends compte qu'il y a une tentative de normaliser cette vacance, a déploré Samy Gemayel. Il est inacceptable que la présidentielle ne soit pas à l'ordre du jour des dialogues entre le Courant patriotique libre et les Forces libanaises et entre le Futur et le Hezbollah. Qu'ils se mettent d'accord pour élire un président, indépendamment des candidats en question ». Le député a enfin lancé un cri de détresse : « Prière, faites que la présidentielle soit à la tête de nos priorités ».

Le député Samy Gemayel, membre du parti Kataëb, a violemment critiqué lundi les parties qu'il considère responsables de la vacance à la présidence.
Le Liban est sans président depuis le 25 mai 2014. La dernière séance ayant à nouveau échoué faute de quorum, une prochaine a été fixée au 18 février.
« Ils invitent les forces étrangères à nous aider pour l' élection  d'un président. Mais nous ne pouvons blâmer ces forces étrangères pour nos échecs, a martelé le leader chrétien. L'arrivée au pouvoir n'est pas une fin en soi. C'est un moyen au service du peuple. Et nous ne pouvons donc pas sacrifier le peuple ».
M. Gemayel a déploré le fait qu' « à chaque fois que nous devons élire un président il nous faut 10 mois, car nous ne sommes plus capables de respecter la Constitution. Les ambitions...