La photo de l’ânesse pendue – celle-ci est prise du compte Facebook d’Animals Lebanon – a fait le tour des réseaux sociaux et provoqué une vive émotion auprès du public.
Il s'agit probablement de l'histoire de violence envers un animal la plus sordide jamais révélée au Liban : une ânesse a été torturée et pendue en pleine place publique au village de Mtein. Comment en arrive-t-on à un tel degré de violence gratuite ?
L'affaire a eu lieu fin décembre, mais une plainte a été déposée contre les six agresseurs de l'animal par le président de la municipalité de Mtein Zouhair Abinader dès le 2 janvier, nous apprend l'association Animals Lebanon (AL), qui suit de près ce dossier. Nous n'avons pas pu joindre M. Abinader hier en soirée. L'association rapporte cependant ses propos sur son compte Facebook. « Cette agression est si barbare que j'en ai honte », a-t-il dit.
Selon le récit fait par le président du conseil municipal à AL, l'animal, qui n'appartenait à personne et avait pris l'habitude de se promener dans le village, a été capturé par des gardes municipaux de nuit, qui ont apparemment trouvé amusant de le torturer. L'ânesse a été attachée à une voiture et obligée de parcourir une certaine distance derrière le véhicule en mouvement, ce qui l'a éreintée et blessée. Elle a ensuite été jetée dans la fosse à huile d'une station d'essence, ce qui a achevé de briser les os de la pauvre créature. Elle a également survécu à des coups de crosse destinés à l'achever. Ses bourreaux, voyant qu'elle était encore en vie, n'ont eu d'autre idée que de la pendre en pleine rue. L'image de la pauvre ânesse pendue et morte est poignante, elle a été exposée dans les médias, notamment dans une émission à la LBCI, et a fait le tour des réseaux sociaux.
AL suit donc l'affaire qui est actuellement devant les tribunaux : jusqu'à nouvel ordre, les agresseurs de l'ânesse, arrêtés pour quelques heures seulement, seront jugés suivant le code pénal, précise l'association. Quand la loi sur la protection des animaux, adoptée la semaine dernière en Conseil des ministres, verra le jour après son adoption finale au Parlement, elle régira alors les jugements dans des affaires de ce type. Cette loi a été élaborée au ministère de l'Agriculture grâce à un concours et à un lobbying d'AL (voir L'Orient-Le Jour du 6 février).


Pays de sauvages!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! C'est revoltant. Ils meritent le meme sort.
15 h 52, le 11 février 2015