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Liban - Institutions

La caserne des FSI de Dbayé, un modèle à plus d’un niveau...

Le chef sortant des forces mobiles des Forces de sécurité intérieure,
le général Abdo Noujeim, décrit à « L'OLJ » la lutte pour redresser l'institution.

Le général Abdo Noujeim.

Le drapeau libanais qui a été hissé il y a quelques jours dans la caserne des forces mobiles des Forces de sécurité intérieure à Dbayé porte la forte symbolique de l'allégeance à l'État, malgré la morosité des valeurs. La caserne de Dbayé, établie en 2002, avec la mise sur pied des forces spéciales des FSI (Fouhoud), qui y ont leur base, est devenue un modèle de discipline.
La cérémonie de hissage du drapeau, qu'on a voulu le plus grand du pays, sur un socle portant en lettres gravées les valeurs de la citoyenneté, consacre des années de travail pour optimiser le rendement des effectifs, en dépit de la maigreur des financements et de l'insuffisance des équipements. La cérémonie a coïncidé avec le départ à la retraite du général Abdo Noujeim, qui a été aux commandes des forces mobiles pendant près de deux ans.
Sa contribution à ces forces, composées de quatre unités (unité d'intervention, unité de protection des personnalités, unité de maintien de l'ordre et l'unité d'élites des Fouhoud), a été marquée par son souci d'intégrer à la discipline des soldats une véritable « culture de vie », comme il l'explique dans une interview express à L'Orient-Le Jour. Il a ainsi instauré un programme de conférences hebdomadaires qui touchent aussi bien à l'hygiène de vie et la nutrition, qu'à l'environnement et la citoyenneté.
Cet apport a conduit à des résultats pratiques : l'unité d'élites, qui suit un rythme « d'entraînement quotidien intensif », a remporté en 2014 la quatrième place de la compétition annuelle des Forces spéciales de police dans le monde, organisée en Jordanie. « Il s'agit d'une grande épreuve d'endurance physique et psychologique », explique le général Abdo Noujeim.
Comptant aujourd'hui 130 éléments, sur les 3 600 qui composent les forces mobiles, l'unité d'élites a mené récemment la vaste opération sécuritaire du bâtiment B à Roumieh.
En outre, les forces mobiles des FSI ont assisté directement l'armée dans les combats contre les groupes jihadistes de Tripoli, lors de la mise en œuvre du plan de sécurité au Liban-Nord. « Cette forme d'assistance à l'armée est une première », souligne le général Abdo Noujeim, qui explique par ailleurs que 600 agents des forces mobiles sont actuellement en mission à Tripoli. 500 autres se trouvent dans la Békaa, à la veille de la mise en œuvre du plan de sécurité dans cette région.
Chaque épreuve assumée par ces unités renvoie des images de détermination et d'endurance des soldats, qui recomposent par bribes l'autorité des institutions. Il se forme comme une synergie de survie, entre l'agent intègre et l'État.
Mais si le commandant sortant des forces mobiles a tenté de redynamiser ses unités, il est des nécessités qu'il serait « impératif d'institutionnaliser », souligne-t-il. Dans un rapport détaillé sur la stratégie des forces mobiles, que le général retraité compte soumettre au ministre de l'Intérieur, il préconise notamment « une sélection préalable des agents d'élites, selon des conditions d'admission plus difficiles que celles exigées pour intégrer les FSI ».
Le général Noujeim insiste également sur les conditions salariales des agents, puisqu'il « n'est pas permis qu'un élément des élites touche le même salaire qu'un policier qui reste oisif des heures dans une gendarmerie ». Mais là aussi, le contact personnel entre le commandement et le soldat, et « la solidarité au sein des unités » ont pu combler un manque dans le système. Quelques aides et bonus sont répartis entre les soldats, à partir des « émoluments non déclarés alloués aux forces mobiles, mais qui restent de loin inférieurs aux sommes affectées à d'autres unités des FSI », souligne-t-il.
Ces agents de la bonne volonté continuent donc de faire avec les moyens du bord. Ils ont ainsi récemment construit le bâtiment de leur permanence, à l'intérieur de la caserne, à partir des débris non utilisés par les chantiers de construction. La caserne de Dbayé est par ailleurs ouverte aux visites des élèves d'écoles. Cette transparence devrait inévitablement améliorer les rapports entre les FSI et le citoyen, et déteindre sur le combat pour les institutions...

S.N.

Le drapeau libanais qui a été hissé il y a quelques jours dans la caserne des forces mobiles des Forces de sécurité intérieure à Dbayé porte la forte symbolique de l'allégeance à l'État, malgré la morosité des valeurs. La caserne de Dbayé, établie en 2002, avec la mise sur pied des forces spéciales des FSI (Fouhoud), qui y ont leur base, est devenue un modèle de discipline.La cérémonie de hissage du drapeau, qu'on a voulu le plus grand du pays, sur un socle portant en lettres gravées les valeurs de la citoyenneté, consacre des années de travail pour optimiser le rendement des effectifs, en dépit de la maigreur des financements et de l'insuffisance des équipements. La cérémonie a coïncidé avec le départ à la retraite du général Abdo Noujeim, qui a été aux commandes des forces mobiles pendant près de deux...
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