Ce qui se passe en ce moment sur les taux d'intérêt dans les pays industrialisés est tout simplement hallucinant. À force d'en parler tous les jours ou presque, on s'y habitue, et pourtant, si on prend un peu de recul, on a l'impression d'être sur une autre planète.
Rien que sur les derniers jours, le Danemark a baissé ses taux de moins 0,50 % à moins 0,75 %, des investisseurs se sont rués sur une émission d'emprunt d'État finlandais à 5 ans qui sert un taux d'intérêt négatif, une première dans la zone euro, l'Allemagne ou encore la Suisse empruntent aussi à taux négatifs et ça commence à être le cas pour des sociétés comme Nestlé.
On a toujours appris qu'un taux d'intérêt était positif, que, quand on prêtait de l'argent, on était rémunéré et que, quand on empruntait de l'argent, on devait payer. Mais là, rappelons-le pour être sûrs que tout le monde a conscience de ce quil se passe, on paie, parfois très cher, pour placer son argent. C'est tout simplement le monde à l'envers.
Cet environnement est surtout la conséquence directe de la politique des banques centrales qui inondent le monde de milliers de milliards de dollars pour réanimer des économies structurellement plombées. Conséquence directe aussi d'une révolution économique que nous vivons en direct tous les jours. Il faut bien se rendre compte que nous vivons une période historique – et pour une fois, le mot n'est pas galvaudé – et que nous sommes entrés dans des territoires économiques totalement inconnus. Il est bon de se le rappeler de temps en temps.
Économie
Un monde fou, fou, fou...
OLJ / le 07 février 2015 à 00h00

