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Lifestyle - Un Peu Plus

Commedia dell’arte

C'est souvent, voire toujours, dans des situations bien particulières que se révèlent le caractère de nos proches. La famille, les parents, les amis, les collègues, les connaissances et même nos ennemis. Quels que soient les occasions ou les événements, qu'ils soient graves ou accessoires, on est fréquemment surpris par la réaction des autres. Agréablement, ou pas. Sur une table de poker déjà. C'est un des meilleurs endroits où le tempérament de l'autre se dévoile. Bluffeur, tricheur, vaniteux, colérique, peureux, radin, condescendant, stupide, maladroit, drôle ; le tapis vert est un vivier de qualificatifs. Ça peut tourner mal parfois. Très mal. Entre une susceptible et un provocateur, le risque d'étincelles est très élevé. Résultat : un bûcher des vanités nourri de carrés d'as et de jetons. Tous les jeux sont des incubateurs. Ça couve et ça pète. Mauvais joueur, bon perdant, gagnant la2im, une partie de Monopoly ou de Trivia Crack peut vite tourner au pugilat. Tous les jeux sont exhibitionnistes. Les jeux au lit surtout. Le lit tout court. Rien de mieux qu'une partie de jambes en l'air pour connaître la personnalité de l'autre, quand le masque tombe. Timide, dominante, curieuse, soumise, étoile de mer, les draps sont d'horribles voyeurs et de terribles témoins. Terribles autant que les copains pendant une discussion sur le sexe. On reconnaît tout de suite un frimeur et une prude. Mais la vie n'est pas uniquement un jeu amusant. Quand tout va bien, nombreux sont les papillons autour. La joie des uns fait le bonheur des autres. Surtout s'ils ont eu une promotion. La joie devient vite intéressée. Tu pourrais me rendre un service ? Evidemment. Pourquoi ce n'est pas étonnant ? On va faire la fête ? Tu m'invites ? Evidemment...
Tout aussi évident que lorsqu'on a une tuile. On ne se bouscule pas au portillon. Là, y a plus grand monde. Pourquoi ce n'est pas étonnant ? Le malheur des uns fait fuir les autres. Surtout s'ils sont déprimés. Le malheur devient vite inintéressant. Le coup dur n'est pas seulement celui qui nous tombe dessus, c'est également celui que les proches nous infligent. Coup de pute en somme. Coup d'hypocrite également. On compatit faussement, on s'enthousiasme faussement, on complimente faussement. Et là aussi, l'autre se dévoile. Empathie jusqu'à la moelle ou épiderme imperméable. Oreille d'écoute ou chémim ri7et kh***. Ah, ça on n'y échappe pas. Coup dur égal persona non gratta. On va éviter d'inviter. L'éviter tout court. Rhabillé pour l'hiver par quelqu'un qui s'est effeuillé. Et puis il y a ceux qui en profitent, ces petits vautours du dimanche qui se gaussent comme une hyène et qui achèvent la vache tombée à terre. Tous ces ennemis, ces détracteurs qui sautent sur la moindre occasion pour descendre, non pas en flèche, mais en obus, quelqu'un qu'ils n'aiment pas. Atténuantes les circonstances ? Peut-être en cas de PMS ou de montées d'hormones, de petit passage à vide, de stress exacerbé. Il y a des attitudes qu'on pardonne. Mais il ne faut pas pousser le bouchon trop loin, parce que justement, le retour de bâton, lui, n'est pas loin par contre. Psychanalytiquement, on appelle ça l'identification à l'agresseur. Politiquement, la loi du Talion. Vulgairement, une baffe bien retournée. Jeu de mains, jeu de vilains. Et là, c'est notre personnalité qui se dévoile. Miséricordieuse, gentille, violente, mesquine, vengeresse, indifférente. Tous les traits de caractère sont dans la nature. Et se manifestent brillamment une fois passé le premier acte où on se la coulait douce. Les actes suivants de cette grande farce, de cette grande comédie seront de la totale impro. Quoi que. Au bout d'un certain moment, on sait à qui on a affaire. Ou pas.

C'est souvent, voire toujours, dans des situations bien particulières que se révèlent le caractère de nos proches. La famille, les parents, les amis, les collègues, les connaissances et même nos ennemis. Quels que soient les occasions ou les événements, qu'ils soient graves ou accessoires, on est fréquemment surpris par la réaction des autres. Agréablement, ou pas. Sur une table de poker déjà. C'est un des meilleurs endroits où le tempérament de l'autre se dévoile. Bluffeur, tricheur, vaniteux, colérique, peureux, radin, condescendant, stupide, maladroit, drôle ; le tapis vert est un vivier de qualificatifs. Ça peut tourner mal parfois. Très mal. Entre une susceptible et un provocateur, le risque d'étincelles est très élevé. Résultat : un bûcher des vanités nourri de carrés d'as et de jetons. Tous les jeux...
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