Le député Samy Gemayel a estimé hier que l'expression de « coexistence » est devenue un mot « creux » qui contredit la réalité à laquelle aspire le Liban.
« Ce qui est aujourd'hui demandé, c'est de briser les barrages à tous les niveaux. Pour ce faire, il faudrait commencer par instaurer les canaux de communication entre nous », a ajouté le député.
M. Gemayel s'exprimait dans le cadre de sa rencontre avec le chef du barreau du Nord, Fahd el-Mokaddam, à Tripoli, en présence notamment du ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas, de plusieurs députés du Nord et du président de l'ordre des avocats de Beyrouth, Georges Jreige.
« Si nous voulons véritablement édifier le Liban sur des bases saines, il faut commencer par compatir à la souffrance des autres. Les habitants du Metn par exemple (...) devraient être sensibles à l'affliction des habitants de Tripoli, sur le plan du développement, sur le plan social, ou encore du point de vue des difficultés et problèmes issus de l'abandon », a-t-il dit.
Et de conclure : « Nous ne pouvons construire une nation au Liban qu'après avoir édifié l'homme. »
Liban
S.Gemayel : Il faut commencer par édifier l’homme pour pouvoir construire une nation
OLJ / le 06 février 2015 à 00h00

