Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s’est réuni ce week-end avec la direction de l’armée. HO/Reuters
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a estimé au cours du week-end que la lutte contre les jihadistes dans le Sinaï serait « longue et difficile », à l'issue d'une réunion avec la direction de l'armée.
« La lutte sera difficile, dure (...), et elle sera longue », a affirmé M. Sissi dans une allocution retransmise à la télévision, en estimant que de nouvelles attaques auraient lieu. M. Sissi a également annoncé la mise en place d'un « commandement militaire unifié » chargé exclusivement « de la lutte contre le terrorisme » dans la région du Nord-Sinaï. « Nous n'abandonnerons le Sinaï à personne », a encore dit M. Sissi. Une vaste campagne militaire lancée il y a plus d'un an pour lutter contre les groupes jihadistes n'a pas réussi à faire cesser les attaques contre les forces de l'ordre régulièrement visées depuis que M. Sissi, alors chef de l'armée, a destitué le président islamiste Mohammad Morsi en 2013. M. Sissi a de nouveau accusé la confrérie des Frères musulmans de M. Morsi d'être derrière les attentats, estimant que son pays « affrontait la plus puissante organisation secrète du monde ».
Sa déclaration a coïncidé avec une annonce de la justice égyptienne de classer comme « organisation terroriste » les brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire du mouvement islamiste palestinien Hamas, accusée de soutenir l'insurrection jihadiste dans le Sinaï. Les brigades al-Qassam n'ont pas réagi à la décision de justice, mais une source proche du groupe a affirmé que celui-ci ne considérait « plus l'Égypte comme un médiateur entre lui et l'occupant israélien ». À Gaza, un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, a, lui, dénoncé le jugement égyptien comme « une dangereuse décision politique qui ne sert que les intérêts de l'occupant » israélien.
(Source : AFP)


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