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Moyen Orient et Monde - Conflit

Journée la plus meurtrière depuis septembre en Ukraine

L'armée abandonne l'aéroport de Donetsk, 44 morts dans les combats.

Au moins treize civils ont été tués par des obus qui ont frappé un trolleybus à Donestk. Alexander Ermochenko/Reuters

L'armée ukrainienne a essuyé hier un très sérieux revers avec la perte de l'aéroport de Donetsk, au moment où les signes d'une reprise à grande échelle des combats avec les rebelles prorusses se multiplient avec un bilan d'au moins 44 morts en 24 heures, le plus meurtrier depuis septembre.
L'attaque la plus sanglante s'est produite dans un quartier de Donetsk d'habitude épargné par les tirs, où au moins treize civils ont été tués par des obus qui ont frappé un trolleybus, selon les services d'urgence locaux. Dix personnes ont également péri à Gorlivka, dans la région de Donetsk, selon un commandant séparatiste, Édouard Bassourine. L'armée ukrainienne a déploré la mort de dix soldats. Un enfant de 9 ans est également mort dans un bombardement à Mariïnka, d'après un responsable séparatiste, et selon la police locale, deux personnes ont aussi été tuées à Mironovski, deux petites villes de la région de Donetsk. Par ailleurs, dans la région voisine de Lougansk, huit personnes ont aussi trouvé la mort, selon la police régionale séparatiste.
À noter que l'attaque contre le trolleybus, la plus sanglante contre les civils depuis les accords de paix de Minsk signés en septembre, intervient huit jours après la mort de douze autres civils dans un bus à Volnovakha, à 35 km au sud de Donetsk. Et Kiev et les rebelles se sont mutuellement accusés d'être à l'origine des tirs d'obus qui ont touché le trolleybus à Donetsk.
« L'endroit où le bus a été touché est situé à plus de 15 kilomètres de la zone où se trouvent les forces antiterroristes », a déclaré le ministère de la Défense. Cette attaque « apporte la preuve des crimes barbares que commet le gouvernement de Kiev », a répondu le « ministère des Affaires étrangères » de la République autoproclamée de Donetsk, réclamant une enquête immédiate de l'Onu et de l'OSCE. Dans le bras de fer entre Kiev et Moscou, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a par ailleurs estimé que Moscou portait « la responsabilité » du drame. Sans surprise, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a mis en cause les « forces ukrainiennes » et une « provocation grossière pour saper le processus de paix ». En outre, quelques heures après le drame, les rebelles ont forcé une vingtaine de prisonniers de guerre ukrainiens à marcher, sous les insultes des habitants, dans les rues de Donetsk. Pendant près de 10 minutes, les prisonniers ont été contraints de se tenir à genoux sur le trottoir, quelques dizaines d'habitants de Donetsk les entourant et leur jetant des morceaux de verre ou divers objets depuis les fenêtres des immeubles environnants, a constaté une journaliste de l'AFP présente sur place.

Contre-offensive de l'armée ?
Sur le terrain militaire, les autorités de Kiev ont dû abandonner aux rebelles l'aéroport de Donetsk, un site stratégique où soldats et séparatistes s'affrontaient depuis mai. Les troupes ukrainiennes ont été forcées de se replier mercredi soir. L'armée n'a pas pour l'instant indiqué si elle tenterait une contre-offensive. Mais après ce revers, le président Petro Porochenko a tenu hier deux réunions avec son état-major pour discuter « des moyens de regrouper les forces et d'arrêter l'agression ». Les séparatistes « vont en prendre plein la figure », a-t-il promis, cité par son service de presse.

L'armée ukrainienne a essuyé hier un très sérieux revers avec la perte de l'aéroport de Donetsk, au moment où les signes d'une reprise à grande échelle des combats avec les rebelles prorusses se multiplient avec un bilan d'au moins 44 morts en 24 heures, le plus meurtrier depuis septembre.L'attaque la plus sanglante s'est produite dans un quartier de Donetsk d'habitude épargné par les tirs, où au moins treize civils ont été tués par des obus qui ont frappé un trolleybus, selon les services d'urgence locaux. Dix personnes ont également péri à Gorlivka, dans la région de Donetsk, selon un commandant séparatiste, Édouard Bassourine. L'armée ukrainienne a déploré la mort de dix soldats. Un enfant de 9 ans est également mort dans un bombardement à Mariïnka, d'après un responsable séparatiste, et selon la police...
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