Quatre provinces du sud du Yémen, autrefois indépendant, dont sa principale ville Aden, ont décidé de refuser les ordres envoyés par la capitale Sanaa aux unités militaires et aux forces de sécurité locales, a annoncé leur comité de sécurité publié jeudi soir.
Le Comité en charge des affaires militaires et de sécurité des provinces d'Aden, de Lahj, de Daleh et d'Abyane, loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, a indiqué avoir pris cette décision après la démission du chef de l'Etat et du Premier ministre Khaled Bahah, sous la pression des miliciens chiites qui contrôlent Sanaa.
Tout en annonçant la mise en état d'alerte des unités militaires et de maintien de l'ordre dans les quatre provinces du sud, le Comité a indiqué que ces "unités ne doivent obéir qu'aux ordres venant des gouverneurs (locaux) ou de la zone militaire numéro 4 basée à Aden" et dont les hommes sont fidèles à M. Hadi, originaire du sud.
Dans son communiqué, le Comité a également appelé les civils à la vigilance et appelé à protéger les bâtiments publics et les services de l'Etat.
Il a dénoncé "les événements tragiques à Sanaa et les conditions rédhibitoires posées les Houthis", ces miliciens chiites qui contrôlent la capitale et qui ont conduit, selon lui, à la démission de MM. Hadi et Bahah.
Le sud du Yémen était un Etat indépendant jusqu'en 1990.
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Sud Yémen: 4 provinces refusent tout ordre militaire venant de Sanaa (communiqué)
AFP / le 22 janvier 2015 à 22h11


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