Quand la municipalité de Hazmieh décide d'asphalter une artère principale de la ville, en plein jour et en milieu de semaine, elle ne trouve apparemment pas utile d'en notifier les citoyens !
Les habitants de Hazmieh ont vécu hier un vrai cauchemar dû au trafic qui a gelé leurs activités, selon les témoignages qui nous sont parvenus. Ces témoins nous racontent que les travaux d'asphaltage, qui nécessitent nécessairement la fermeture de routes, ont commencé à 8h30, prenant les bus d'écoles et les commerces de la région par surprise. Imaginez, dans ces circonstances, la détresse d'un malade qui aurait urgemment besoin d'un médicament de la pharmacie ou d'être transporté à l'hôpital !
Les habitants, eux, quels que soient leurs plans pour la journée, étaient cloués chez eux ou condamnés à retarder leur retour à leur domicile, ou encore obligés de faire des kilomètres supplémentaires pour contourner les obstacles. Les commerces et les bureaux n'ont pas pu compter cette journée comme étant une journée de travail, mais bien celle du temps perdu.
L'après-midi, la situation est devenue quasiment burlesque : on voyait de nombreux enfants, notamment, abandonner les bus d'école pour rentrer à pied, car la route menant à leur domicile était fermée.
Asphalter les routes est un devoir que les municipalités se doivent de remplir. Mais était-il nécessaire de manquer à ce point de respect aux habitants en ne les notifiant pas de la fermeture des routes ? Faut-il que ceux-ci sacrifient leurs activités et s'inquiètent pour leurs enfants rien que parce que la municipalité a décidé de réaliser un projet qu'elle aurait parfaitement pu entreprendre un dimanche ou durant la nuit ?
Liban
Asphaltage calamiteux à Hazmieh
OLJ / le 22 janvier 2015 à 00h00

