Dans un communiqué, le Tribunal spécial pour le Liban a tenu à préciser hier que le témoignage de l'ancien chef de gouvernement, Fouad Siniora, initialement prévu pour le lundi 19 janvier, a été reporté pour des raisons médicales invoquées par M. Siniora. L'annonce a été faite hier en cours d'audience par l'accusation.
S'exprimant au nom de l'accusation, Cameron Graeme a affirmé avoir appris hier matin que M. Siniora était souffrant et ne pourra pas venir à La Haye pour témoigner.
« Je sais que l'ancien Premier ministre reste déterminé à aider le tribunal. Il a l'intention de comparaître pour donner son témoignage à la première occasion, dès que sa santé le lui permettra », a précisé M. Graeme. « C'est la seule raison pour laquelle il ne viendra pas témoigner la semaine prochaine », a-t-il insisté. L'accusation répondait indirectement aux rumeurs qui ont circulé selon lesquelles M. Siniora aurait changé d'avis et ne comptait plus témoigner devant l'instance judiciaire.
Hier, l'ancien député et conseiller de Rafic Hariri, Ghattas Khoury, a poursuivi, pour la deuxième journée consécutive, son témoignage, évoquant le climat politique qui prévalait la veille de l'assassinat de l'ancien Premier ministre. Il a notamment évoqué la naissance progressive d'une opposition que Rafic Hariri avait implicitement soutenue au départ, puis explicitement, une fois la prorogation du mandat de l'ancien chef de l'État, Émile Lahoud, devenue réelle.
Par ailleurs, le secrétariat général du Parlement à Beyrouth a tenu à rectifier hier les propos exprimés par M. Khoury devant le tribunal. Dans un communiqué, le secrétariat a précisé que l'ancien député a confondu entre la réunion parlementaire pour l'amendement de la Constitution et la réunion destinée à l'élection du chef de l'État.
La première s'est tenue le 3 septembre 2004 pour amender l'article 49 de la Constitution permettant la prorogation « pour une seule fois et de manière exceptionnelle » d'Émile Lahoud. La loi a été votée à main levée, à la majorité de 96 députés, avec 29 députés qui ont exprimé leur opposition, souligne le communiqué.
Et le texte de préciser que l'élection du chef de l'État n'a pas eu lieu ce jour-là, « le recours aux urnes n'étant aucunement envisageable dans une telle réunion ».


"Le secrétariat général du Parlement à Beyrouth ; les séides sbires à bérets du béret, quoi ; a tenu à rectifier hier les propos exprimés par M. Khoury devant le tribunal." ! Quelle massekhara-mascarade, really, cette sorte de "sec(ré)tariat" !
10 h 01, le 17 janvier 2015