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Otages libérées de Syrie: Rome répète son opposition au paiement de rançons

Le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, a répété vendredi l'opposition de l'Italie au paiement de rançons, sans démentir formellement que de l'argent ait été versé en échange des deux jeunes femmes libérées jeudi.

"Nous sommes opposés au paiement de rançons" mais "notre priorité est toujours, de toutes les manières, la protection de la vie et de l'intégrité physique de nos concitoyens", a déclaré le ministre lors d'une allocution devant les députés, qui attendaient une réponse claire à la question d'une éventuelle rançon.

M. Gentiloni était dans la nuit à l'aéroport pour accueillir les ex-otages, deux jeunes humanitaires qui avaient enlevées l'été dernier dans le nord de la Syrie.

"En matière de rançon, l'Italie s'en tient aux règles et comportements partagés au niveau international (...). Ce n'est pas la ligne de ce gouvernement, c'est la ligne de l'Italie", a-t-il insisté.

L'annonce de la libération de Greta Ramelli, 20 ans, et Vanessa Marzullo, 21 ans, a provoqué en Italie une polémique, après que des médias s'appuyant sur des tweets de jihadistes ont évoqué le paiement d'une forte rançon.

Ce serait "un scandale", a ainsi martelé le chef de la Ligue du Nord, Matteo Salvini.

Devant les députés, M. Gentiloni s'est surtout étonné du crédit accordé "sans aucune vérification" à "des indiscrétions sans fondement réel et parfois véhiculées directement par des groupes terroristes".

En septembre, le vice-ministre des Affaires étrangères Lapo Pistelli avait pourtant implicitement reconnu le paiement de rançon en déclarant que "dans la majorité des cas", les libérations avaient lieu sans versement d'argent.

Les deux jeunes humanitaires, originaires de Lombardie (nord), avaient fondé une association baptisée "Horryaty", spécialisée dans le domaine de l'eau et de la santé.

Elles ont été enlevées dans la nuit du 31 juillet au 1er août dans un village près d'Alep, dans le nord de la Syrie, où elles étaient arrivées trois jours plus tôt depuis la Turquie pour un troisième séjour en vue d'un projet humanitaire.

A leur arrivée à l'aéroport, elles sont apparues éprouvées, arborant de pâles sourires. Après un bilan de santé, elles devaient être entendues dans la journée par le parquet antiterrorisme de Rome, qui a ouvert une enquête sur leur enlèvement.

Tout en louant leur "générosité" et leur "courage" et en fustigeant les critiques qui se sont élevées contre le choix des jeunes femmes de s'aventurer dans une zone où même les journalistes aguerris ne vont plus, M. Gentiloni a regretté qu'elles n'aient pas coordonné leur action avec les autorités italiennes.

L'Italie compte encore deux otages dans le monde: Giovanni Lo Porto, un coopérant disparu en janvier 2012 au Pakistan et le prêtre jésuite Paolo Dall'Oglio, militant du dialogue inter-religieux en Syrie et disparu en juillet 2013 à Raqqa (nord), fief des jihadistes de l'organisation Etat islamique.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, a répété vendredi l'opposition de l'Italie au paiement de rançons, sans démentir formellement que de l'argent ait été versé en échange des deux jeunes femmes libérées jeudi."Nous sommes opposés au paiement de rançons" mais "notre priorité est toujours, de toutes les manières, la protection de la vie et de l'intégrité physique de nos concitoyens", a déclaré le ministre lors d'une allocution devant les députés, qui attendaient une réponse claire à la question d'une éventuelle rançon. M. Gentiloni était dans la nuit à l'aéroport pour accueillir les ex-otages, deux jeunes humanitaires qui avaient enlevées l'été dernier dans le nord de la Syrie."En matière de rançon, l'Italie s'en tient aux règles et comportements partagés au niveau...