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Moyen Orient et Monde - Italie

La course à la succession de Napolitano est lancée

Le chef de l’État Napolitano et son épouse quittant le palais présidentiel. Remo Casilli/Reuters

La démission du président italien Giorgio Napolitano hier a lancé la course à sa succession, un parcours semé d'embûches pour le gouvernement de Matteo Renzi. L'assemblée des « grands électeurs » – députés, sénateurs et 58 représentants régionaux – chargés de désigner le prochain chef de l'État a été convoquée pour le 29 janvier. M. Napolitano, 89 ans, élu en 2006 et très respecté dans le pays, avait été réélu en 2013 faute d'accord entre les partis sur un successeur, mais il n'avait jamais fait mystère de son intention de quitter sa fonction bien avant la fin du septennat en 2020 en raison de son grand âge et de sa santé. Ainsi, sa lettre de démission a été transmise en particulier au président du Sénat, Pietro Grasso, chargé d'assurer l'intérim. Pour élire le président, une majorité des deux tiers des quelque 1 009 « grands électeurs » est requise lors des trois premiers tours, puis la majorité simple à partir du 4e tour.

« Un arbitre équilibré et sage »
M. Renzi a reconnu que la recherche d'un successeur serait « délicate et difficile ». Il avait établi mardi le portrait du candidat idéal : un « arbitre équilibré et sage, un garant des institutions, au-dessus des partis ».
Parmi les noms qui circulent figurent à nouveau Romano Prodi, l'ancien chef du Parti démocrate (PD), l'ancien chef du gouvernement Giuliano Amato, l'ancien maire de Rome Walter Veltroni, les ministres Pier Carlo Padoan (Économie) ou Roberta Pinotti (Défense), mais aucun ne semble en mesure de faire consensus. De même, souvent cité, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a déclaré à l'hebdomadaire allemand Die Zeit que ce n'était « pas (son) travail ». Et l'ancienne commissaire européenne Emma Bonino, possible outsider, a annoncé lundi qu'elle souffrait d'un cancer.
Juste après l'annonce de la démission, M. Renzi a lancé sur Twitter le hashtag GraziePresidente (merci président), devenu rapidement le plus utilisé dans le pays. Les hommages se sont multipliés en Italie mais aussi à l'étranger. Le président français François Hollande a ainsi adressé une lettre à M. Napolitano dans laquelle il salue « un ami de la France ».

(Source : AFP)

La démission du président italien Giorgio Napolitano hier a lancé la course à sa succession, un parcours semé d'embûches pour le gouvernement de Matteo Renzi. L'assemblée des « grands électeurs » – députés, sénateurs et 58 représentants régionaux – chargés de désigner le prochain chef de l'État a été convoquée pour le 29 janvier. M. Napolitano, 89 ans, élu en 2006 et très respecté dans le pays, avait été réélu en 2013 faute d'accord entre les partis sur un successeur, mais il n'avait jamais fait mystère de son intention de quitter sa fonction bien avant la fin du septennat en 2020 en raison de son grand âge et de sa santé. Ainsi, sa lettre de démission a été transmise en particulier au président du Sénat, Pietro Grasso, chargé d'assurer l'intérim. Pour élire le président, une majorité des...
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