La distribution des aides, hier, aux réfugiés syriens à Tall Abbas. Photo Ani
Le coordinateur des Nations unies pour les affaires humanitaires, Ross Mountain, a remis hier une copie du « plan libanais de réponse à la crise syrienne », un document préparé conjointement par le gouvernement libanais et les Nations unies, et signé en décembre dernier, au ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan. Échelonné sur deux ans, ce plan prévoit une aide de 2,1 millions de dollars au Liban afin qu'il puisse subvenir aux besoins de la communauté hôte et des réfugiés syriens.
Par ailleurs, sur le terrain hier, le Réseau du Akkar pour le développement, en coopération avec l'association Ajyalouna, a distribué des aides à une centaine de familles syriennes qui habitent un campement champignon de Tall Abbas. Il s'agit de vêtements pour l'hiver, destinés notamment aux enfants âgés entre quatre et douze ans, de couvertures ainsi que des poêles pour le chauffage.
Dans le caza de Rachaya, des équipes de Dar el-Fatwa ont déblayé la neige menant au village de Bakka, situé à 1 600 mètres d'altitude, dans le but de venir en aide aux réfugiés syriens bloqués sous leurs tentes à cause des intempéries de la semaine dernière.
Sur un autre plan, le président du CICR, Peter Maurer, qui a clôturé hier une visite de 48 heures au Liban, a souligné les difficultés socio-économiques « grandissantes » des localités libanaises qui accueillent des réfugiés syriens, au cours d'une conférence de presse qu'il a tenue avant son départ. Après avoir mis l'accent sur les « conditions dramatiques dans lesquelles des milliers de familles syriennes vivent dans les montagnes », il s'est félicité des efforts déployés par les Libanais, au double niveau officiel et populaire, pour s'adapter à l'afflux énorme de réfugiés.
M. Maurer s'est dit confiant qu'en dépit des mesures prises par les autorités pour réduire et filtrer le flux de populations déplacées, le Liban continuera d'accueillir les « cas humanitaires, notamment les malades, les blessés et les enfants ». « Toute personne qui ne participe pas aux combats (en Syrie) ou qui a arrêté d'y prendre part a droit à la protection et la sécurité », a insisté le président du CICR.

