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Économie - Industrie

Qatar Petroleum et Shell enterrent un gros projet pétrochimique au Qatar

Le projet pétrochimique al-Karaana est jugé « commercialement infaisable », selon les investisseurs. Franck Fife/AFP

Qatar Petroleum et Shell ont annoncé hier qu'elles mettaient fin à l'important projet pétrochimique al-Karaana au Qatar, d'une valeur de 6,4 milliards de dollars, qui avait fait l'objet d'un accord préliminaire en 2011.
Selon les évaluations des deux entreprises, le projet est « commercialement infaisable, particulièrement compte tenu du climat économique actuel qui prévaut dans le secteur énergétique », expliquent-elles dans un communiqué.
L'AFP rapporte qu'en vertu du préaccord signé en décembre 2011, la compagnie nationale du Qatar devait détenir 80 % du projet, situé dans le gigantesque site gazier et pétrolier de Ras Laffan dans le nord du Qatar. Le groupe anglo-néerlandais devait pour sa part en posséder les 20 % restants.
Le gouvernement du Qatar avait alors évalué l'investissement à 6,4 milliards de dollars, soit près de 5,4 milliards d'euros aux cours actuels.
Qatar Petroleum et Shell vont « cesser tout travail supplémentaire sur le projet », indiquent désormais les deux entreprises qui ont cependant d'autres partenariats dans ce pays producteur de gaz naturel liquéfié (GNL).
L'annonce intervient alors que les grandes entreprises pétrolières réduisent leurs investissements pour faire face à la chute des cours du pétrole, actuellement sous les 50 dollars le baril.
Mais avant même ce mouvement de baisse, Shell s'était lancée dans un plan d'économies au début de l'an dernier, avec des ventes d'actifs et une réduction de ses investissements pour redresser sa rentabilité.
Le projet al-Karaana devait justement nécessiter des investissements importants pour une construction étalée sur des années en raison de sa taille et de sa complexité.

Qatar Petroleum et Shell ont annoncé hier qu'elles mettaient fin à l'important projet pétrochimique al-Karaana au Qatar, d'une valeur de 6,4 milliards de dollars, qui avait fait l'objet d'un accord préliminaire en 2011.Selon les évaluations des deux entreprises, le projet est « commercialement infaisable, particulièrement compte tenu du climat économique actuel qui prévaut dans le secteur énergétique », expliquent-elles dans un communiqué.L'AFP rapporte qu'en vertu du préaccord signé en décembre 2011, la compagnie nationale du Qatar devait détenir 80 % du projet, situé dans le gigantesque site gazier et pétrolier de Ras Laffan dans le nord du Qatar. Le groupe anglo-néerlandais devait pour sa part en posséder les 20 % restants.Le gouvernement du Qatar avait alors évalué l'investissement à 6,4 milliards de...
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