Terrorisme
Une vidéo de l'EI montre un jeune garçon exécutant deux « agents russes »
Le groupe jihadiste État islamique (EI) a diffusé hier une vidéo affirmant montrer un jeune garçon exécutant, avec un pistolet, deux hommes accusés de travailler pour les services de renseignements russes. La vidéo de sept minutes montre deux hommes agenouillés qui sont abattus par un enfant d'une dizaine d'années, après avoir été filmés durant leur interrogatoire sur leurs prétendues tentatives d'infiltrer l'EI en Syrie. Titrée en anglais « Découverte d'un ennemi intérieur », la vidéo est commentée en russe et débute par l'interrogatoire de l'un des deux hommes, qui dit être un citoyen kazakh. Il affirme avoir été recruté par les services de renseignements russes (FSB) pour se rapprocher d'un combattant de l'EI, dont le nom n'est pas donné. Le second, dont la nationalité n'est pas révélée mais qui dit avoir travaillé auparavant pour le FSB en Russie, déclare avoir été chargé de tuer un combattant de l'EI qu'il ne nomme pas. Les deux hommes déclarent qu'il leur a été demandé de collecter et de transmettre des informations sur les membres de l'EI en Syrie. Au moment de leur exécution, l'enfant tire sur chacun d'eux d'abord à la tête puis plusieurs autres fois après qu'ils se soient effondrés. À la fin, le garçon apparaît sur une autre vidéo de propagande diffusée en 2014 dans laquelle il dit vouloir tuer des « infidèles ». Il s'agit de prises de vue dans un camp d'entraînement pour enfants qui apprennent à démonter et remonter des armes. Le garçon déclare s'appeler Abdallah et venir du Kazakhstan. Moscou n'a pas réagi dans l'immédiat à cet enregistrement.
Maroc
Une cellule liée à l'EI démantelée près de Ceuta
Une « cellule terroriste », composée de trois membres ayant prêté allégeance à l'État islamique (EI), a été démantelée dans le nord du Maroc, à proximité de l'enclave espagnole de Ceuta, ont annoncé hier les autorités marocaines. Ces trois personnes, dont l'identité n'est pas précisée, ont été interpellées à Fnideq lors d'une opération de la police judiciaire (BNPJ), selon un communiqué du ministère de l'Intérieur. Ce petit groupe entretenait des « liens étroits » avec une autre cellule démantelée en août dernier dans le nord du Maroc et à Fès, relève encore le texte.
Irak
Premier attentat-suicide à Samarra depuis juin
Trois miliciens chiites ont péri dans un attentat-suicide à Samarra, dans la première attaque de ce type depuis juin contre cette ville, ont rapporté hier des sources des services médicaux et de sécurité irakiens. Cette attaque a été menée par un kamikaze, lundi soir, contre un point de contrôle à l'entrée d'une école du centre de Samarra faisant office de caserne pour des miliciens. Treize personnes ont également été blessées dans cet attentat, selon un capitaine de police. Un médecin a confirmé le bilan.
Libye
Attentat-suicide contre l'armée près de Benghazi
Trois soldats de l'armée libyenne ont été tués, et quatre autres blessés, hier dans un attentat-suicide à un point de contrôle situé à une centaine de kilomètres à l'ouest de la ville de Benghazi, a indiqué un responsable militaire. Ce n'est pas la première fois que ce point de contrôle, situé à Sidi Abdelati, est attaqué. Il avait déjà été pris pour cible le 30 octobre, mais l'attentat n'avait pas fait de victime. En outre, une réunion des parties libyennes en conflit se tiendra aujourd'hui à Genève, au siège de l'Onu, sous l'égide de la Mission d'appui des Nations unies en Libye, a annoncé une porte-parole de l'Onu.
Syrie
Damas et l'opposition discuteront fin janvier à Moscou
Des pourparlers entre Damas et des représentants de l'opposition syrienne se tiendront à Moscou entre le 26 et le 29 janvier, a annoncé hier le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov. Début décembre, les autorités russes avaient indiqué être prêtes à accueillir un dialogue entre les belligérants du conflit en Syrie, première étape pour un éventuel processus de paix. Les autorités syriennes ont confirmé fin décembre être prêtes à participer à un tel dialogue à Moscou, tandis que le nouveau président de la Coalition nationale de l'opposition syrienne, Khaled Khoja, avait exclu toute participation.
Gaza
Des fonctionnaires du Hamas occupent le siège du gouvernement
Des centaines de fonctionnaires du Hamas ont investi hier le siège du gouvernement palestinien d'union à Gaza. « Notre sit-in est pacifique et nous ne voulons pas détruire les biens publics, mais nous resterons jusqu'à ce que nos membres soient reconnus et que leurs salaires soient payés », a indiqué Khalil al-Zayan, porte-parole du syndicat des fonctionnaires. « Ils ne sont pas payés depuis sept mois (...) et cela est inacceptable », a-t-il poursuivi. « On en a assez des promesses mensongères, donc soit le gouvernement démissionne, soit il prend toutes ses responsabilités envers Gaza et la traite de même façon que la Cisjordanie », a ajouté M. Zayan. D'autre part, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Garcia-Margallo, a rencontré hier plusieurs familles de Gaza ayant perdu leur maison lors de l'offensive israélienne, extrêmement meurtrière, qui a ravagé l'enclave sous blocus durant l'été.
Égypte
Moubarak sera rejugé pour corruption
L'ex-président égyptien Hosni Moubarak sera rejugé dans la seule affaire de corruption qui le maintenait en détention après l'annulation hier d'une condamnation à trois ans de prison, mais son éventuelle remise en liberté dépend d'une nouvelle décision de la justice. La Cour de cassation, plus haute juridiction égyptienne, a également annulé la condamnation à quatre années de prison de ses deux fils, Alaa et Gamal, dans la même affaire de détournements de fonds.
Par ailleurs, le corps d'un officier de police abattu d'une balle dans la tête a été découvert dans le nord du Sinaï, théâtre de nombreuses attaques jihadistes visant les forces de l'ordre, a indiqué hier l'armée égyptienne. Le capitaine de police avait été enlevé dimanche près de la ville de Rafah, à la frontière avec la bande de Gaza.
Yémen
Des proches de Saleh et des milices chiites nommés à des postes de sécurité
Le président yéménite, Abd Rabbo Mansour Hadi, a nommé à la tête des Forces spéciales trois officiers connus pour leurs liens avec le président déchu Ali Abdallah Saleh, frappé par des sanctions internationales, et avec les milices chiites qui contrôlent la capitale depuis septembre. Ces officiers remplacent trois hauts gradés considérés comme proches de M. Hadi ou du parti islamiste sunnite al-Islah, ennemi juré des miliciens chiites. Les Forces spéciales étaient connues pour leur loyauté envers M. Saleh, avant son départ du pouvoir, et leurs commandants avaient été remplacés depuis l'arrivée de M. Hadi.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef