L’« appareil de mobilité personnelle intelligent » d’IO Hawk. On peut le ramasser et le mettre dans la voiture, l’apporter au travail.
Inspirés du scooter, du Segway, voire du skateboard et des patins à roulettes, une série de nouveaux engins roulants ambitionnent de révolutionner le transport urbain. Le Salon de Las Vegas montrait plusieurs exemples de ces appareils d'un nouveau genre visant à se déplacer sur de courtes distances sans nuire à l'environnement.
La start-up californienne IO Hawk y a ainsi lancé son «appareil de mobilité personnelle intelligent», une petite plateforme avec deux roues et une technologie d'autoéquilibrage qui permet de le stabiliser, le rendant utilisable «par n'importe qui, de l'enfant de cinq ans au vieillard de 81 ans atteint de dystrophie musculaire», affirme le président de l'entreprise, John Soibatian.
L'appareil coûtant 1800 dollars, qui peut monter jusqu'à 10 km/heure, ressemble à un Segway en plus léger (10 kilos), mais M. Soibatian réfute le parallèle avec cet engin lancé en 2002 et qui, malgré ses espoirs initiaux, ne s'est jamais vraiment imposé en ville.
«Il n'y a pas de guidon. Vous n'avez pas l'air bizarre. Vous pouvez le ramasser et le mettre dans votre voiture, l'apporter au travail, l'emporter dans le train», fait-il valoir.
La société chinoise Inmotion présentait un appareil un peu similaire, mais avec un guidon amovible permettant de le transporter plus facilement ou de le mettre dans une voiture, coûtant 2500 dollars et s'étant déjà vendu à des milliers d'exemplaires en Chine.
D'une quinzaine de kilos, utilisable à l'intérieur comme à l'extérieur, «il va jusqu'à 9 miles à l'heure (14,5 km/h), ça permet de vraiment survoler les parkings et les longs couloirs», assure David Fisher, qui fait la démonstration du produit au CES.
Un autre transporteur
léger, le Hovertrax de la start-up américaine Solowheel, est conçu pour un usage en intérieur, dans les centres commerciaux ou les grands immeubles de bureaux par exemple.
«Beaucoup de gens s'intéressent au transport écologique», indique Joalene Jolivette, porte-parole de Solowheel, affirmant que le Solowheel est «facile à utiliser. On monte juste dessus et c'est parti».
L'entreprise a aussi une version à une seule roue pour l'extérieur, qui requiert toutefois un peu plus d'entraînement.
La « prochaine Vespa »
Pour ceux qui cherchent une solution plus conventionnelle, la start-up israélienne Green Ride présentait au CES un scooter à deux roues au design futuriste, qui ne pèse que 20 kilos et se plie pour le transport ou le rangement.
«Nous pensons que c'est la prochaine Vespa, affirme son patron fondateur Ori Dadoosh. Nous apprécions l'idée du Segway, mais il y a eu un tas de raisons pour lesquelles ça n'a pas marché. L'une était un manque de réglementation», qui a causé son interdiction dans certains cas sur les trottoirs, la chaussée et les transports publics.
Le «véhicule personnel électrique» de Green Ride possède une vitesse maximale de 24 km/h, conforme à la plupart des règles européennes pour les engins ne nécessitant pas de permis. Il devrait être lancé cette année en Europe, et l'entreprise cherche à le vendre par la suite en Australie et en Amérique du Nord.
Skateboards et patins connectés
Parmi les objets roulants exposés au CES figuraient aussi le ZBoard, un skateboard électrique, ainsi que plusieurs engins rappelant les patins à roulettes.
Les Rollkers, un genre de patin à cinq roues inventé par le Français Paul Chavand, sont connectés et peuvent rouler jusqu'à 10 km/h. «L'idée n'est pas d'avoir les mouvements d'un patineur, mais de reproduire les mouvements de la marche. Les roues sous l'appareil accélèrent le mouvement», selon M. Chavand
La société californienne Acton présentait pour sa part des «rocket skates», ainsi qu'un scooter à trois roues pliable.
«L'objectif est de régler le problème du dernier kilomètre, explique Peter Treadway chez Acton. Beaucoup de gens prennent leur voiture car la station de train est trop éloignée, nous avons beaucoup de lacunes dans le réseau de transport public.»


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