Le ministre grec des Finances Guikas Hardouvelis. Louisa Gouliamak/AFP
Le risque d'une fuite de capitaux en raison de l'incertitude politique autour des élections du 25 janvier en Grèce est « très faible », a indiqué le ministre grec des Finances, Guikas Hardouvelis, dans un entretien paru hier dans le quotidien Wall Street Journal.
Cette possibilité est « très faible », a dit le ministre en soulignant que « l'opinion publique comprend que les dépôts sont en sécurité ».
« Mais comme on est au début (de la campagne), il faut surveiller l'attitude des déposants », a-t-il ajouté.
L'AFP rapporte que l'incertitude politique en raison des élections, et du statut de favori du parti de gauche antiaustérité Syriza, a provoqué des réactions négatives sur les marchés et la Bourse d'Athènes depuis début décembre, après la décision du Premier ministre conservateur, Antonis Samaras, d'avancer l'élection présidentielle au Parlement. L'échec à élire un président a entraîné la convocation de législatives anticipées.
« Les dépôts dans les banques du pays ont diminué d'environ 3 milliards d'euros au cours des deux derniers mois, mais cela pourrait être le résultat du paiement des impôts de fin d'année », a expliqué le ministre en rappelant que cette somme « est modeste comparée aux 70 milliards d'euros qui ont été retirés des banques au cours des cinq dernières années en raison de la crise ».
Le pays a renoué avec la croissance au deuxième trimestre 2014 après une récession profonde de six années. Le gouvernement table sur une progression de 3 % du PIB en 2015.
Toutefois, les signes de cette reprise n'ont pas encore été ressentis par la population, le taux de chômage continue d'être le plus élevé de la zone euro, à plus de 25 %, même s'il décroît lentement depuis fin 2013.

