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Liban

Otages : le cheikh Wissam Masri affirme avoir suspendu sa médiation en attendant une réaction officielle

Les parents des militaires otages en compagnie, hier, du mufti Kabalan (photo Ibrahim Tawil).

Dans un entretien accordé à l'agence al-Markaziya, le cheikh Wissam Masri, prédicateur islamiste de Tripoli qui avait déclaré avoir été mandaté par le groupe État islamique comme médiateur, a annoncé n'avoir reçu aucune réponse de l'État libanais sur les revendications formulées par l'EI mardi dernier.
« Le gouvernement veut des revendications consignées par écrit et signées par l'EI. Je ne le blâme pas, a-t-il dit. Pour ma part, j'ai demandé à l'EI un document officiel. Jusqu'à ce que je le reçoive, je ne me mêlerai plus du dossier. »
Interrogé sur le fait de savoir s'il allait être officiellement mandaté par le gouvernement, le prédicateur sunnite répond : « Je coordonnais tout le temps avec le directeur de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim. Quant au gouvernement, il n'a donné aucun mandat officiel à qui que ce soit. Il ne l'a fait ni avec le médiateur qatari ni avec le Comité des ulémas ». « Quoi qu'il en soit, j'ai décidé pour le moment de mettre un terme à mon intervention », a ajouté le cheikh Masri, soulignant que sa mission est suspendue jusqu'à ce qu'il obtienne un document officiel de l'EI ou un mandat officiel du gouvernement.
Interrogé sur le rôle joué par le « médiateur » Ahmad Fliti, il a souhaité qu'il puisse réussir dans sa tâche. « Ce qui nous importe, c'est les résultats. Ce que je sais toutefois, c'est qu'il n'a aucun contact avec l'EI. Il est probablement en communication avec le Front al-Nosra. »
Prié de commenter la réaction positive exprimée la veille par le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, qui avait évoqué des négociations « actives » et « un progrès » tangible, le prédicateur islamiste a répondu : « Si c'est le cas, c'est parce que, avec mon initiative, j'ai réussi à obtenir du Front al-Nosra un engagement de suspendre les peines de mort. Je me suis ensuite rendu auprès de l'EI et j'ai réussi également à obtenir de ce groupe le même engagement ainsi qu'une liste de demandes. »
Par ailleurs, le cheikh Masri a fait remarquer que le père antonin Antoine Daou, qui planifiait de se rendre dans le jurd pour s'entretenir avec l'EI, « a coordonné cette visite avec moi. Je lui ai pavé la voie. L'EI lui avait préparé un accueil exceptionnel. L'objectif de la rencontre était d'affirmer que l'affaire des militaires otages n'était pas uniquement une question sunnite, mais concernait l'ensemble des Libanais dans la mesure où il s'agit d'une affaire nationale par excellence ». Et d'expliquer que la visite a finalement été suspendue « parce que j'ai décidé de suspendre ma médiation et d'arrêter mes visites au jurd. De plus, les forces de l'ordre craignent des répercussions sur la santé du père Daou qui est relativement âgé », a conclu le cheikh Masri.
Par ailleurs, une délégation des parents des otages s'est rendue auprès du vice-président du Conseil supérieur chiite, le cheikh Abdel Amir Kabalan, pour le mettre au courant de la situation.
À l'issue de la rencontre, le cheikh Kabalan, qui a exprimé sa solidarité avec les familles, a affirmé que le gouvernement devrait trancher et assumer ses responsabilités nationales pour libérer les militaires le plus tôt possible.
Prenant la parole au nom des familles, Khalil Chadad a expliqué que la visite s'inscrit dans le cadre de la tournée effectuée par les parents d'otages auprès des responsables politiques et religieux « pour faire pression sur le gouvernement afin de l'inciter à trancher ce dossier ». M. Chadad a précisé que le cheikh Kabalan a dénoncé le laxisme dont a fait preuve le gouvernement, et souligné que l'armée et les forces de l'ordre doivent également assumer leur responsabilité à ce niveau.

Dans un entretien accordé à l'agence al-Markaziya, le cheikh Wissam Masri, prédicateur islamiste de Tripoli qui avait déclaré avoir été mandaté par le groupe État islamique comme médiateur, a annoncé n'avoir reçu aucune réponse de l'État libanais sur les revendications formulées par l'EI mardi dernier.« Le gouvernement veut des revendications consignées par écrit et signées par l'EI. Je ne le blâme pas, a-t-il dit. Pour ma part, j'ai demandé à l'EI un document officiel. Jusqu'à ce que je le reçoive, je ne me mêlerai plus du dossier. »Interrogé sur le fait de savoir s'il allait être officiellement mandaté par le gouvernement, le prédicateur sunnite répond : « Je coordonnais tout le temps avec le directeur de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim. Quant au gouvernement, il n'a donné aucun...
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