La Chine a instauré un système de licences à l'exportation pour les « terres rares », utilisées notamment dans les téléphones portables, une mesure que la presse officielle qualifie d'abolition du système des quotas.
La Chine assure la production mondiale de 90 % de ces « terres rares », dont les technologies de pointe sont friandes et qui désignent 18 métaux indispensables à la production, outre des smartphones, des batteries pour voitures hybrides, des turbines d'éolienne, des aciers spéciaux ou des ampoules basse consommation.
Des permis à l'exportation seront délivrés à la condition que des contrats commerciaux en bonne et due forme soient présentés, a indiqué le ministère chinois du Commerce dans un communiqué la semaine dernière.
Lundi, l'officiel Shanghai Securities News assurait que le système des quotas qui prévalait jusqu'à présent – au centre d'un litige à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) – était aboli.
Les exportations chinoises de terres rares n'ont jamais atteint la limite des quotas que Pékin s'était lui-même fixés, et l'OMC a tranché en août le litige en considérant que la Chine n'avait pas respecté les règles du commerce international.
Les États-Unis, l'Europe et le Japon avaient porté l'affaire devant l'OMC en accusant Pékin de limiter volontairement ses exportations pour faire monter les prix.
Économie - Matières Premières
Terres rares : Pékin met fin à ses quotas d’exportation
OLJ / le 06 janvier 2015 à 00h00

