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Sport - Football

Gerrard, l’îcône de Liverpool, s’en va

Souvenir glorieux d’Istanbul. Steven Gerrard, qui quittera Liverpool à la fin de la saison, avait brandi le trophée de la Ligue des champions en mai 2005 au milieu de ses coéquipiers après avoir battu en finale l’AC Milan aux tirs au but. Filippo Monteforte/Archives/AFP

Steven Gerrard, l'icône de Liverpool, a annoncé hier qu'il quitterait à la fin de la saison les Reds qu'il a menés aux plus hautes récompenses, hormis le titre de champion d'Angleterre, cruel manque au formidable palmarès de ce géant du football anglais, a rapporté l'AFP. Perché au sommet d'une tour, même le Liverbird, l'oiseau mythique emblème de la ville, n'avait pas vu le coup venir.
« Stevie G », comme le surnomment affectueusement les fans des Reds, a décidé de partir en juin prochain alors que son contrat avec le club de la Mersey prendra fin. « Ça a été la décision la plus difficile de ma vie », a indiqué le milieu de terrain anglais, qui a passé seize saisons, soit toute sa carrière professionnelle, à Liverpool. Ancien capitaine de l'équipe d'Angleterre (114 sélections jusqu'à sa retraite internationale après le Mondial 2014), arrivé à l'âge de neuf ans chez les Reds, Gerrard a ajouté qu'il avait l'intention « de continuer à jouer », sans préciser où toutefois. « Ce ne sera pas un club concurrent et je ne jouerai pas contre Liverpool, je ne peux pas l'envisager », a simplement indiqué celui qui aura alors 35 ans.
Il ne pouvait en être autrement pour Gerrard, l'âme et le souffle du Liverpool des années 2000, un des rares joueurs de football de l'époque moderne à n'avoir pas changé de boutique en cours de carrière. De fait, Gerrard, ce « Scouser » pure souche, natif de Whiston dans la banlieue est de la ville, représente bien plus que son seul club. Il symbolise à lui seul sa ville, Liverpool, jadis grande cité prospère du nord de l'Angleterre, décimée par le déclin industriel dans les années 1970 et qui retrouve peu à peu sa gloire d'antan.
Géant dans son club comme dans son pays, Gerrard s'en va donc. Mais fidèle à l'hymne des Reds, il ne marchera jamais seul. Son départ annoncé a plongé les supporters de Liverpool dans la consternation. Aussitôt, un déluge d'hommages s'est déversé sur les réseaux sociaux et les ondes. Certains ne voulaient pas y croire, d'autres assuraient que « Steven Gerrard ne partira jamais », la plupart évoquaient « une légende » et beaucoup signaient leurs messages par You'll never walk alone, à la fois la devise et l'hymne du club 18 fois champion d'Angleterre.
Autre enfant du pays et amoureux des Reds, qu'il a fini par rejoindre en tant que joueur l'été dernier à l'âge de 32 ans, Rickie Lambert s'est sans doute fendu de l'hommage le plus émouvant : « Il est mon n° 1 et le sera toujours. Il signifiait tout pour moi en tant que supporteur de Liverpool. Il a offert des soirées inimaginables aux fans : je ne les oublierai jamais et je sais que les fans de Liverpool non plus. Stevie est M. Liverpool. »

Steven Gerrard, l'icône de Liverpool, a annoncé hier qu'il quitterait à la fin de la saison les Reds qu'il a menés aux plus hautes récompenses, hormis le titre de champion d'Angleterre, cruel manque au formidable palmarès de ce géant du football anglais, a rapporté l'AFP. Perché au sommet d'une tour, même le Liverbird, l'oiseau mythique emblème de la ville, n'avait pas vu le coup venir.« Stevie G », comme le surnomment affectueusement les fans des Reds, a décidé de partir en juin prochain alors que son contrat avec le club de la Mersey prendra fin. « Ça a été la décision la plus difficile de ma vie », a indiqué le milieu de terrain anglais, qui a passé seize saisons, soit toute sa carrière professionnelle, à Liverpool. Ancien capitaine de l'équipe d'Angleterre (114 sélections jusqu'à sa retraite...
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