Le Comité de Bâle, chargé d'édicter les normes bancaires, veut que soient définis de nouveaux standards régissant la solidité des banques, en proposant d'uniformiser le calcul des fonds propres minimum pour limiter les grands écarts actuellement constatés entre les différents établissements.
« Le plancher serait basé sur des approches standardisées pour les risques de crédit, de marché et opérationnels », approches qui font elles aussi l'objet d'une consultation, selon un communiqué de la Banque des règlements internationaux (Bri), qui héberge le Comité de Bâle.
Actuellement, les banques doivent mettre de côté une part de leurs capitaux en fonction de leur bilan, pondérée par une estimation des risques, estimation qui varie grandement selon les établissements, ce qui préoccupe les autorités.
La mise en place d'un seuil plancher permettra d'améliorer la comparaison entre les banques et évitera que le niveau de capital dans le système bancaire « ne tombe en dessous d'un certain niveau », a indiqué la Bri dans un communiqué paru lundi.
Ces mesures s'inscrivent dans le mouvement général visant à redonner confiance aux investisseurs préoccupés par la manière dont les banques calculent la taille de leur réserve en fonds propres et à éviter toute répétition de la crise bancaire mondiale qui a surgi entre 2007 et 2009.
Économie - Finance
La Bri va instaurer un plancher de capital pour les banques
OLJ / le 27 décembre 2014 à 00h00

