La Chine a inauguré hier sa première ligne de chemin de fer à grande vitesse pour relier au reste du pays le Xinjiang, son « Far West » en proie à une agitation récurrente.
Longue de quelque 1 800 kilomètres, la nouvelle ligne baptisée « Lanxin » relie en moins de 12 heures Lanzhou, la capitale provinciale du Gansu voisin, à Urumqi, la capitale du Xinjiang, réduisant de moitié le temps du trajet.
Construite elle-même à grande vitesse – en cinq ans –, cette première ligne de TGV dans la région s'étire aux pieds des monts Qilian, qui culminent à plus de 5 500 mètres, longeant une ancienne portion de la Grande Muraille avant de traverser cinq zones battues par des vents violents, selon la télévision.
L'État chinois mise à terme sur l'intégration et le développement économiques du Xinjiang, une nouvelle « route de la soie » qui doit inclure les pays d'Asie centrale : en 2017, une autre ligne de TGV reliera ainsi Pékin à Lanzhou, réduisant à 16 heures le temps de parcours entre la capitale chinoise et Urumqi, contre 41 heures actuellement, selon l'agence Chine nouvelle.
Engagée en 1999, la construction du réseau TGV chinois a permis au pays de disposer de 11 000 kilomètres de voies en service en 2013 – le plus long réseau du monde – et il doit atteindre les 16 000 kilomètres en 2020.
Sa réalisation a toutefois été entachée de nombreux scandales de corruption, révélés à la suite d'un grave accident survenu en juillet 2011 qui avait fait une quarantaine de morts. À la suite de ces affaires, le ministère des Chemins de fer avait été démantelé en mars 2013, la gestion ferroviaire passant sous le pavillon du ministère des Transports.
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