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Moyen Orient et Monde - Religion

Première condamnation à mort pour apostasie en Mauritanie

La première condamnation à mort pour apostasie de l'histoire de la Mauritanie depuis son indépendance en 1960 a été prononcée mercredi soir à Nouadhibou à l'encontre d'un Mauritanien, musulman, inculpé après un écrit considéré comme blasphématoire. L'annonce du verdict a été suivie de bruyantes scènes de joie à Nouadhibou, tant au tribunal que dans les rues, selon une source judiciaire jointe sur place, mais également à Nouakchott, d'après des témoins.
L'accusé, Mohammad Cheikh Ould Mohammad, 29 ans – également identifié par des médias locaux comme cheikh Ould Mohammad Ould Mkheitir –, avait plaidé non coupable à l'ouverture de son procès, le premier du genre dans ce pays de près de 4 millions d'habitants. En détention depuis le 2 janvier, il était poursuivi pour un écrit dénoncé comme blasphématoire et comme portant atteinte au prophète Mohammad. Ce qu'il a réfuté, en expliquant qu'il n'avait pas l'intention de critiquer le Prophète mais de défendre une composante sociale « mal considérée et maltraitée », la caste des forgerons (« maalemines »). Le jeune homme est lui-même issu de cette communauté traditionnellement au bas de l'échelle dans une société mauritanienne à la hiérarchie complexe et en cours de mutation, s'articulant autour des ethnies, tribus, elles-mêmes subdivisées en castes.
La Mauritanie est une république islamique où la charia est en vigueur mais dont les sentences extrêmes comme les peines de mort et de flagellation ne sont plus appliquées depuis environ trois décennies. Ces dernières années, plusieurs personnes, jugées notamment pour assassinat ou faits de terrorisme, ont été condamnées à la peine de mort dans le pays, mais cette décision y a été exécutée pour la dernière fois en 1987, selon Amnesty International.
(Source : AFP)

La première condamnation à mort pour apostasie de l'histoire de la Mauritanie depuis son indépendance en 1960 a été prononcée mercredi soir à Nouadhibou à l'encontre d'un Mauritanien, musulman, inculpé après un écrit considéré comme blasphématoire. L'annonce du verdict a été suivie de bruyantes scènes de joie à Nouadhibou, tant au tribunal que dans les rues, selon une source judiciaire jointe sur place, mais également à Nouakchott, d'après des témoins.L'accusé, Mohammad Cheikh Ould Mohammad, 29 ans – également identifié par des médias locaux comme cheikh Ould Mohammad Ould Mkheitir –, avait plaidé non coupable à l'ouverture de son procès, le premier du genre dans ce pays de près de 4 millions d'habitants. En détention depuis le 2 janvier, il était poursuivi pour un écrit dénoncé comme...
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