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Moyen Orient et Monde - Conflit

Raids sur des fiefs de l’EI : plus de 50 civils tués

L'avion militaire jordanien n'aurait pas été abattu, mais aurait été victime d'une « panne technique ».

De très nombreux Jordaniens montrent depuis quelques jours leur soutien au pilote capturé par l’EI Maaz al-Kassasbeh. Khalil Mazraawi/AFP

Plus de 50 civils ont péri dans des raids aériens de l'armée syrienne sur les deux villes d'al-Bab et de Qbassine, dans la province d'Alep, contrôlées par l'État islamique (EI), selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) hier. « Au moins 52 civils, dont sept enfants, trois adolescents et deux femmes, ont péri dans ces raids de l'armée de l'air syrienne », a précisé l'ONG, ajoutant que des dizaines de blessés se trouvaient dans un état grave. L'EI est visé par des raids aériens de l'armée syrienne d'une part et de la coalition dirigée par les États-Unis d'autre part, notamment dans le nord du pays.
Toujours dans le Nord syrien, une soixantaine de jihadistes de l'EI ont été tués dans des combats contre les forces kurdes d'après l'OSDH. Ces affrontements entre l'EI et les combattants des Unités de protection du peuple (YPG, principale milice kurde syrienne) ont fait 44 morts parmi les jihadistes à Qassiab, dans la province de Hassaka, selon l'ONG. Les YPG ont réussi jeudi à reprendre la localité, conquise deux jours auparavant par l'EI, a ajouté l'OSDH, en précisant que la milice kurde avait perdu trois combattants. Et 14 jihadistes et un combattant des YPG ont péri dans des combats à Kobané, toujours selon l'Observatoire.

Fusion de groupes rebelles à Alep
Dans ce contexte, des groupes rebelles combattant dans la province d'Alep se sont accordés pour former une alliance, rapportait jeudi l'OSDH. Plusieurs groupes armés à Alep, dont le Front islamique, alliance de rebelles syriens formée l'an dernier, l'Armée des Moujahidine ou encore les Brigades Nour al-Din Zanki se sont alliés ; les groupes ont annoncé une « fusion complète sous un drapeau et une direction unis » sous le nom de Front Chamia, précise l'OSDH.
Sur un autre plan, l'appareil militaire jordanien qui s'est écrasé mercredi dans le nord de la Syrie a été victime d'une « panne technique », ont affirmé hier à l'AFP des militants antirégime et l'OSDH. Le pilote Maaz al-Kassasbeh, 26 ans, qui a été capturé par l'EI, « volait à haute altitude lorsqu'il a bombardé une usine de briques avant de disparaître. Puis l'appareil a réapparu mais cette fois de la fumée s'en échappait. Je pense qu'il a subi une panne technique », a raconté à l'AFP Obada al-Hussein, un militant de la ville de Raqqa, joint par Internet. L'OSDH a donné une version similaire. « Des témoins sur place ont affirmé que l'appareil volait très bas car il avait une panne technique. Ils ont ensuite vu les membres de l'EI tirer sur l'avion avec des mitrailleuses et des lance-missiles portables », a déclaré à l'AFP le directeur de l'ONG Rami Abdel Rahmane. « Le pilote s'est éjecté après avoir constaté qu'il lui était impossible de reprendre de l'altitude », a-t-il ajouté.
De son côté, l'armée jordanienne a également assuré que son avion n'a pas été abattu par les jihadistes de l'EI, contrairement à ce qu'affirment ces derniers. « Les premières indications montrent que le crash (...) n'a pas été provoqué par des tirs de Daech (acronyme en arabe de l'EI) », selon un communiqué publié hier sur le site de l'armée jordanienne. Ces développements surviennent alors que la Jordanie affiche sa détermination à sauver Maaz al-Kassasbeh, dont la capture a suscité une vague d'émotion dans le pays. Sur les réseaux sociaux ou dans la presse, tous ont affiché leur soutien au « héros » jordanien.

Prochaine réunion syro-syrienne à Moscou
Sur le plan diplomatique, la Russie compte accueillir fin janvier une réunion de l'opposition syrienne, qui pourrait être suivie dans la foulée de négociations rassemblant des opposants et des représentants du régime syrien, a annoncé le porte-parole de la diplomatie russe. Il s'agira d'une « rencontre informelle » entre des responsables de l'« opposition interne et externe » de la Syrie, qui sont « capables de générer des idées » permettant d'aboutir à un règlement du conflit syrien, a-t-il indiqué, sans préciser les noms des participants. En cas de succès de cette réunion, des « représentants du gouvernement syrien seront invités » dans la foulée à Moscou pour « échanger des avis » avec les opposants et pour qu'un « dialogue soit lancé entre les parties du conflit » syrien.
Enfin, en Irak, l'EI a revendiqué hier l'attentat-suicide qui a fait 38 morts parmi des combattants antijihadistes mercredi au sud de Bagdad. L'attaque, qui a également fait 56 blessés, s'est produite près d'une base militaire dans la zone de Madaën, où des membres des milices Sahwa étaient rassemblés pour toucher leurs salaires.

Plus de 50 civils ont péri dans des raids aériens de l'armée syrienne sur les deux villes d'al-Bab et de Qbassine, dans la province d'Alep, contrôlées par l'État islamique (EI), selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) hier. « Au moins 52 civils, dont sept enfants, trois adolescents et deux femmes, ont péri dans ces raids de l'armée de l'air syrienne », a précisé l'ONG, ajoutant que des dizaines de blessés se trouvaient dans un état grave. L'EI est visé par des raids aériens de l'armée syrienne d'une part et de la coalition dirigée par les États-Unis d'autre part, notamment dans le nord du pays.Toujours dans le Nord syrien, une soixantaine de jihadistes de l'EI ont été tués dans des combats contre les forces kurdes d'après l'OSDH. Ces affrontements entre l'EI et les combattants des Unités de...
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