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Moyen Orient et Monde - Répression

La justice turque lance un mandat d’arrêt contre Gülen

Inculpation pour terrorisme du patron d'une chaîne de télévision d'opposition.

Le prédicateur islamique Fethullah Gülen photographié à son domicile à Saylorsburg, en Pennsylvanie, le 28 décembre 2004. Photo Reuters

La justice turque a lancé hier un mandat d'arrêt pour terrorisme, contre Fethullah Gülen, l'ex-allié du président Recep Tayyip Erdogan. Pour rappel, cet imam de 73 ans exilé depuis 1999 aux États-Unis est accusé par le parquet d'être à la tête d'un groupe criminel, selon l'agence officielle Anatolie. Une telle mesure n'aurait cependant qu'une portée symbolique, car les États-Unis ont par le passé toujours refusé de livrer l'accusé aux autorités turques.
Au même moment, la justice turque a inculpé pour terrorisme le patron d'une chaîne de télévision d'opposition ainsi que trois policiers. Interpellés dimanche dernier lors d'une vague d'arrestations à Istanbul et dans d'autres villes, qui avait visé au total 30 personnes (journalistes, policiers, scénaristes et réalisateurs de télévision) parmi les milieux présumés proches du réseau dirigé par M. Gülen. Le directeur de la chaîne Samanyolu, Hidayet Karaca, a été inculpé d' « appartenance et de direction d'une organisation armée », et écroué. Par ailleurs, Ekrem Dumanli, directeur de publication du journal Zaman du même groupe de presse, qui frôle le million d'exemplaires, a, quant à lui, été relâché. Les 26 autres personnes interpellées ont été libérées après cette vague d'arrestations controversée et dénoncée en Turquie et à l'étranger comme un nouveau tour de vis autoritaire du régime d'Ankara et une atteinte à la liberté de la presse. Accueilli à sa sortie du Palais de justice par une foule nombreuse de sympathisants brandissant le drapeau turc, M. Dumanli s'en est vivement pris au pouvoir.

Un « État dans l'État » ?
M. Erdogan a toujours démontré sa détermination à neutraliser les partisans de la confrérie Gülen qu'il accuse d'avoir constitué un « État dans l'État » et d'avoir comploté dans l'ombre pour provoquer sa chute en orchestrant et manipulant des enquêtes de corruption. « Nous allons les poursuivre jusque dans leur repaire », a-t-il lancé cette semaine, accusant le mouvement Gülen d'être une « structure parallèle utilisée par un pays du Sud », à savoir Israël.
Soupçonné d'être à l'origine des enquêtes anticorruption visant personnellement M. Erdogan et son entourage politique, qui avaient provoqué une grave crise politique à l'hiver 2013-2014, le mouvement a nié toute implication. L'homme fort du pays était parvenu à mettre un coup d'arrêt à cette enquête en procédant au limogeage de milliers de policiers et d'un certain nombre de juges, et en faisant adopter des lois renforçant le contrôle de l'État sur l'appareil judiciaire et sur Internet.
Après l'arrestation de journalistes, le chef de file du principal parti d'opposition, le CHP (Parti républicain du peuple, laïque), Kemal Kilicdaroglu, a dénoncé « un gouvernement putschiste ».
Face au durcissement du régime, que de nombreux intellectuels d'opposition comparent à celui de Vladimir Poutine en Russie, les critiques de Bruxelles dénonçant les atteintes à la démocratie en Turquie ont eu peu d'effet et ont provoqué un coup de froid entre Ankara et le bloc européen qu'elle souhaite intégrer. Le chef de l'État turc a contre-attaqué avec une virulence particulière en sommant l'Europe de s'occuper de ses affaires. Parallèlement, dans une lettre ouverte, le groupe de presse incriminé a dénoncé jeudi une « chasse aux sorcières » et une atteinte à la liberté de la presse. En effet, créant au long des années ses propres médias, M. Erdogan s'est ouvertement pris à la presse indépendante en Turquie. En 2012, le pays détenait le triste record de 76 reporters sous les verrous.
(Sources : agences)


La justice turque a lancé hier un mandat d'arrêt pour terrorisme, contre Fethullah Gülen, l'ex-allié du président Recep Tayyip Erdogan. Pour rappel, cet imam de 73 ans exilé depuis 1999 aux États-Unis est accusé par le parquet d'être à la tête d'un groupe criminel, selon l'agence officielle Anatolie. Une telle mesure n'aurait cependant qu'une portée symbolique, car les États-Unis...

commentaires (3)

La "justice?" turque ! Comme c'est drolatique !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

09 h 16, le 23 décembre 2014

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Commentaires (3)

  • La "justice?" turque ! Comme c'est drolatique !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 16, le 23 décembre 2014

  • UN AUTRE ERDO...BAS...SHARRRR QUI VEUT LA TÊTE DE L'AUTRE BASHAR !

    LA LIBRE EXPRESSION DEFIE LA CENSURE

    13 h 04, le 22 décembre 2014

  • Téhéran: le chef de la diplomatie turque reçu par le Président Rohani . Voilà là où il faut aller chercher la diabolisation subite de l'enfant chéri des occicons, erdo , qui fait payer à ces derniers l'exécution des basses besognes de terreur que l'occicon lui avait commandé de faire en Syrie et en Irak en laissant passer les salafowahabites binsaoud de daech et autres bactéries !! erdo est peut être con , mais pas occi con.

    FRIK-A-FRAK

    13 h 09, le 21 décembre 2014

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