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Économie

L’ACS estime la croissance libanaise en 2013 à 3 %

Comptes nationaux

L'Administration centrale des statistiques (ACS) a publié les comptes nationaux du Liban pour les années 2012 et 2013 et estimé la croissance du PIB à 3 % pour l'année dernière. Les plus fortes progressions ont été enregistrées dans les secteurs des transports et de l'agroalimentaire.

19/12/2014

Le produit intérieur brut (PIB) libanais nominal de l'année 2013 s'élèverait à environ 47,2 milliards de dollars, selon une estimation préliminaire publiée par l'Administration centrale des statistiques (ACS). En termes réels, cela se traduit par une croissance annuelle de 3 %, soit le double de la dernière estimation du Fonds monétaire international (FMI).
Cette édition des comptes nationaux du Liban produit également une estimation préliminaire du PIB pour l'année 2012 et une estimation finale pour l'année 2011. En 2012, le PIB atteignait 44,1 milliards de dollars, soit une croissance annuelle réelle de 2,8 % ; supérieure de trois dixièmes de points à celle du FMI. Tel n'est pas le cas de l'estimation réalisée pour l'année 2011, qui fait état d'un PIB nominal d'environ 40,1 milliards de dollars et d'une croissance annuelle réelle de 0,9 % ; bien inférieure aux 2 % estimés pour le Liban par le FMI.
L'inflation a été respectivement estimée à 3,9 % en 2013 et 7,1 % en 2012. Ces évolutions ont été mesurées à partir du déflateur du PIB qui mesure le rapport du PIB nominal au PIB réel. D'où les différences sensibles avec les indices des prix à la consommation publiés antérieurement par l'ACS, qui faisaient état de hausses de 10,1 % en 2012 et de 1,1 % en 2013. À noter que ces dernières estimations étaient toutefois sujettes à caution et ont conduit l'ACS à refondre le calcul de cet indicateur à partir de janvier 2014.

Recul de l'agriculture et de l'hôtellerie-restauration
Sur le plan conjoncturel, la plupart des secteurs d'activité ont continué de dégager une création de valeur ajoutée en 2013. La plus forte croissance est enregistrée du côté des transports (+ 14 %), suivis de l'industrie agroalimentaire (+ 10 %), la construction
(+ 7 %), l'industrie du bois et de l'imprimerie (+ 7 %), le commerce de gros et de détail (+ 3 %) et la production de machines et d'équipements
(+ 2 %). Après trois années de recul, l'activité de l'industrie textile et de la maroquinerie a, elle, rebondi de 8 % en 2013. Seuls trois secteurs ont connu une diminution de leur valeur ajoutée en 2013 : l'industrie pétrochimique
(- 1 %), l'agriculture (- 2 %) et l'hôtellerie-restauration (- 3 %). Ces secteurs étaient tous déjà en déclin en 2012.
Envisagés à partir de la demande, les comptes nationaux confirment la très forte dépendance de l'activité libanaise envers la consommation des ménages qui s'élève à 88 % du PIB en 2013, retrouvant son niveau de 2011 après le pic atteint en 2012 (91 %). Si l'on ajoute les dépenses de consommation finale de l'administration (12 %), la consommation finale des agents économiques absorbe, en 2013 comme en 2012, l'intégralité du PIB. Autre composante de la demande, l'investissement a vu sa part relative au PIB croître de 4 points, à 28 %. Un ratio qui correspond exactement au déficit de la balance commerciale, dont la part relative a baissé d'un point de PIB.
Cette édition des comptes nationaux est la deuxième publiée par l'ACS, depuis que cette administration a repris cette mission en 2012 et adopté une nomenclature conforme aux standards internationaux. Les comptes étaient jusque-là établis par une commission spéciale rattachée au Sérail. L'ACS précise néanmoins ne pas avoir été en mesure de produire des données comptables pour l'ensemble des agents – en particulier pour les ménages et sociétés non financières – en raison d'un manque de données sur les revenus. Elle rappelle par ailleurs que ses estimations pour 2012 et 2013 sont soumises à un fort degré d'incertitude due à l'absence d'études régulières sur l'évolution de certains agrégats dont les coûts de production, les dépenses de consommation ou les chiffres de l'emploi.

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