La commission parlementaire des Télécoms, présidée par le député Hassan Fadlallah, s'est réunie hier afin de faire le point sur l'action du ministre des Télécoms, Boutros Harb, ainsi que sur les prochaines orientations qui seront adoptées par le ministère. La réunion s'est déroulée en présence du directeur général chargé de l'équipement, Naji Andraos, ainsi que de plusieurs députés et responsables, a précisé le communiqué.
Parmi les questions abordées a figuré celle de la taxe de 10 % sur les factures de téléphones mobiles due aux municipalités. L'un des points de désaccord sur cette question concerne la nécessité de définir les règles de répartition des recettes de la téléphonie mobile en l'absence d'ancrage démographique de ces dernières. L'autre est lié aux créances détenues par le ministère des Finances sur les municipalités et qui serait supérieur à celui du produit de la taxe entre 2010 et 2013.
En parallèle, les chefs de Fédérations des municipalités se sont réunis en présence du chef du CPL, le député Michel Aoun, ainsi que du président de la commission parlementaire des Finances et du Budget, le député Ibrahim Kanaan. Ces derniers souhaitent la création d'un comité de coordination chargé de contrôler en amont et en aval l'attribution et la répartition de cette taxe à l'avenir. Les décisions arrêtées au cours de cette réunion s'orientent également vers une demande d'annulation du décret prévoyant la répartition des 673 milliards de revenus cumulés entre 2010 et 2014 et qui doivent être répartis.
« Ce montant devrait être de 1 008 milliards au minimum », a souligné M. Kanaan. Les chefs de Fédérations de municipalités ont également affirmé qu'ils « se réservaient le droit d'agir au niveau de toutes les municipalités au Liban afin de défendre leurs intérêts ».
« Le débat reste ouvert », a précisé M. Harb de son côté en défendant toutefois la position du ministère des Télécoms sur ce dossier.
Économie - Liban - Télécoms
Nouvelle opposition autour de la taxe sur le mobile
OLJ / le 10 décembre 2014 à 00h00

