Gebran Bassil recevant son homologue luxembourgeois. Photo Ani
Le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, a déclaré hier depuis le palais Bustros que « le Liban jouit d'une démocratie qu'il faut préserver et qui a besoin du soutien de l'Europe », assurant que « l'Union européenne est prête à aider et à soutenir le Liban ». « Le problème majeur est actuellement celui des réfugiés qui constituent le quart, voire le tiers des habitants du Liban. Et je sais que le peuple libanais accueille à bras ouverts les Syriens depuis 2011, et la communauté internationale se doit de vous aider et non pas seulement de vous remercier. Personnellement, je tenterai de transmettre à Genève toutes les données que j'ai reçues à Beyrouth pour aider le Liban », a assuré le ministre au terme de sa rencontre avec son homologue libanais Gebran Bassil. « Concernant la Finul, le Luxembourg est prêt à entraîner les militaires libanais aux opérations de déminage, après que le contingent belge à travers lequel nous participions à la Finul se fut retiré du Liban », a-t-il ajouté, assurant que son pays a œuvré pour aboutir à une issue à la crise syrienne et au retour des réfugiés en Syrie et que les efforts doivent se poursuivre. « Il est nécessaire de faire face au problème du terrorisme avant qu'il ne se propage. Je viens d'un pays plus petit que le vôtre et déjà, six de nos citoyens se sont rendus en Syrie pour combattre je ne sais quoi », a-t-il aussi dit, avant d'exprimer son souhait d'encourager les relations économiques entre son pays et le Liban.
De son côté, le ministre Gebran Bassil a rappelé que les événements dramatiques de la région ont causé une multiplication des menaces au Liban, surtout avec l'afflux de plus de deux millions de réfugiés syriens. « Nous appelons la communauté internationale à augmenter les aides humanitaires », a-t-il déclaré, réitérant l'engagement du Liban à l'application de la résolution 1701. Sur un autre plan, M. Bassil a indiqué qu'il est nécessaire de déraciner le terrorisme en Orient avant qu'il ne se propage en Europe. « Le Liban fait face au terrorisme qui menace tout le monde, et l'armée doit être soutenue dans cette guerre. Daech n'a pu prendre le contrôle d'aucun village libanais car nous n'avons pas d'environnement fertile pour ce genre de terrorisme, mais nous attendons l'appui des amis du Liban », a-t-il poursuivi.
Enfin, Jean Asselborn a rencontré hier le président de la Chambre Nabih Berry à Aïn el-Tiné, ainsi que le Premier ministre Tammam Salam au Grand Sérail avant de se rendre à Rabieh où il a été reçu par le chef du Courant patriotique libre Michel Aoun, accompagné d'une importante délégation.


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