M. Abdallah Yafi, président du Conseil, et les membres du gouvernement se sont rendus mardi à Bkerké pour rendre au patriarche maronite Arida une visite devenue traditionnelle.
Les ministres ont déjeuné à la table patriarcale. Au dessert, le patriarche a prononcé une brève allocution dans laquelle, après avoir souhaité la bienvenue aux ministres, il a dit notamment :
« La patrie ne vivra que par une étroite collaboration entre toutes les communautés qui la composent. C'est à l'union de tous les esprits, dans un même idéal national, que doivent tendre tous nos efforts. Je sais que le gouvernement est animé des meilleures intentions. Mais ces intentions sont insuffisantes. Il faut qu'elles s'affirment par des actes. De nombreuses réalisations sont à entreprendre dans tous les domaines. La tâche qui se propose à votre gouvernement, messieurs, est lourde. Notre vœu est que vous parveniez à l'accomplir dans un parfait esprit de justice et de dévouement afin de sauvegarder les intérêts et les droits du pays, et d'améliorer les conditions du bien-être général. »
Le président du Conseil a répondu en remerciant le patriarche de son accueil. Il a ajouté : « L'union parfaite des chrétiens et des musulmans à laquelle vous venez de faire allusion, Béatitude, chacun de nous l'appelle de tous ses vœux et y travaille de son mieux. C'est vers ce but que tend la politique du gouvernement. Notre idéal est de faire disparaître cet esprit confessionnaliste qui a déjà fait tant de ravages et d'unir tous les Libanais, chrétiens, musulmans et druzes, dans le culte du Liban, de sa prospérité et de sa grandeur. »
(...)


Que pouvait-il donc penser, yâ harâm, de ces Äalaouïto-noussaïrîs alors ? !
14 h 56, le 08 décembre 2014