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Économie - Investissement

La valorisation de la start-up Uber s’envole à 40 milliards de dollars

À 40 milliards de dollars, Uber se rapproche de la valorisation de 50 milliards qu’affichait le réseau social en ligne Facebook début 2011, un an avant son introduction en Bourse.

Le controversé service américain de voitures avec chauffeurs (VTC) Uber est désormais évalué à 40 milliards de dollars, une nouvelle preuve de l'inflation galopante de la valeur estimée de certaines start-up américaines.
Une porte-parole de la start-up californienne a confirmé à l'AFP que ce montant avait été retenu comme valorisation pour l'ensemble de la société dans le cadre d'un tour de table tout juste bouclé de 1,2 milliard de dollars.
C'est plus du double des 17 milliards de dollars auxquels Uber s'évaluait encore début juin, lors d'une précédente levée de fonds d'un montant identique.
Et la barre pourrait encore être relevée car le patron et cofondateur d'Uber, Travis Kalanick, laisse entendre qu'il est toujours à la recherche de capitaux supplémentaires : il y a « de la capacité additionnelle restante pour des investissements stratégiques », écrit-il sur le blog officiel de l'entreprise.
« Ces financements vont permettre à Uber de faire des investissements substantiels, en particulier dans la région Asie-Pacifique », explique-t-il.

Croissance rapide
Uber est surtout connu pour son application mobile de location de voiture avec chauffeur, pensée comme une alternative aux taxis traditionnels. Elle se sert de la géolocalisation pour mettre l'utilisateur en contact avec un véhicule se trouvant aux environs, Uber encaissant une commission sur le prix de la course.
Fondée en 2009 en Californie, Uber est désormais présente dans plus de 200 villes et 45 pays, contre seulement 60 villes et 21 pays il y a un an.
« Nous sommes six fois plus gros aujourd'hui qu'il y a douze mois – et avons crû plus vite cette année que l'an dernier », souligne Travis Kalanick, qui avait déjà affirmé dans le passé que les revenus d'Uber doublaient tous les six mois.
« Ce type de croissance continue requiert des investissements », fait-il valoir. Il concède aussi que cela « s'accompagne de problèmes croissants ».
L'expansion rapide d'Uber crée de fortes tensions avec les taxis traditionnels, notamment en Europe. Plusieurs villes ont tenté d'interdire le service.

Explosion des valorisations
À 40 milliards de dollars, Uber se rapproche de la valorisation de 50 milliards qu'affichait le réseau social en ligne Facebook début 2011, un an avant son introduction en Bourse.
Le service de VTC n'est toutefois pas la seule start-up américaine considérée comme une bonne candidate pour une éventuelle entrée en Bourse à voir sa valeur s'envoler, un phénomène alimentant des interrogations régulières sur la résurgence d'une possible « bulle ».
Un autre service Internet dont la croissance rapide s'accompagne de nombreuses controverses, la plateforme de location d'hébergements chez l'habitant AirBnB, avait ainsi été valorisée à 10 milliards de dollars en avril, lors d'un tour de table de 450 millions de dollars auprès d'investisseurs emmenés par le fonds TPG.
Dix milliards de dollars, c'est aussi la valeur sur la base de laquelle la messagerie éphémère Snapchat, très prisée des adolescents, est, selon les médias, en train de négocier une levée de fonds.

Le controversé service américain de voitures avec chauffeurs (VTC) Uber est désormais évalué à 40 milliards de dollars, une nouvelle preuve de l'inflation galopante de la valeur estimée de certaines start-up américaines.Une porte-parole de la start-up californienne a confirmé à l'AFP que ce montant avait été retenu comme valorisation pour l'ensemble de la société dans le cadre d'un tour de table tout juste bouclé de 1,2 milliard de dollars.C'est plus du double des 17 milliards de dollars auxquels Uber s'évaluait encore début juin, lors d'une précédente levée de fonds d'un montant identique.Et la barre pourrait encore être relevée car le patron et cofondateur d'Uber, Travis Kalanick, laisse entendre qu'il est toujours à la recherche de capitaux supplémentaires : il y a « de la capacité additionnelle restante...
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