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Sport

Le ridicule ne les a pas tués

Les 76ers n'avaient plus gagné depuis 231 jours. Leurs 17 déconvenues s'étaient terminées sur un écart négatif moyen de 15 points. En 816 minutes passées sur les parquets NBA depuis la reprise, ils n'avaient mené de plus de dix points que pendant 4 toutes petites minutes (et s'étaient fait rattraper).
Ils possèdent toujours l'avant-dernière attaque, l'avant-dernière réussite aux shoots, la pire adresse à trois points et aux lancers francs de la ligue. Ils perdent presque autant de balles (18,5) qu'ils ne font de passes décisives (20,5).
Contre les Wolves, ils n'ont shooté qu'à 39 %, n'ont marqué que neuf petits points dans le 2e quart-temps. Mais ils ont gagné. Ils ne rentreront donc pas dans l'histoire de la NBA par la mauvaise porte. Pas tout de suite.
Car d'ici à la fin de la saison, en avril, Philadelphie pourrait vraisemblablement afficher le pire bilan jamais vu dans la ligue nord-américaine. Lors d'une saison écourtée par le lock-out, en 2012, les Bobcats n'avaient gagné que 7 de leurs 66 matches. Sur une saison pleine (82 rencontres), ce sont les 76ers, déjà, qui possèdent le plus triste bilan avec 9 succès seulement pour 73 revers. Les Sixers, version 2014-2015 ont tout pour faire pire qu'il y a quarante ans.
La franchise possède le plus jeune effectif jamais vu en NBA (23,4 ans), largué en attaque et brouillon en défense. Sa star, Michael Carter-Williams, est un sophomore de 23 ans. Son lieutenant, Tony Wroten, n'en a que 21 : il est le meilleur marqueur et le meilleur passeur de la franchise, alors qu'il ne serait probablement pas titulaire dans la plupart des autres équipes de la ligue. Son meilleur choix de draft en 2014, Joel Embiid, est blessé.

Les rois du sabordage
Les dirigeants ne se sont pas mis dans une telle situation par hasard. Il y a un côté parfaitement volontaire dans ce sabordage insensé qui consiste à ne signer que des jeunes joueurs , à donner du temps de jeu aux remplaçants et à dilapider le moins d'argent possible, sans chercher à rester concurrentiel sur le plan sportif.
C'est la stratégie du « tanking » qui va leur permettre, à long terme, de construire un effectif autour de solides choix de draft (Carter-Williams, Noel et Embiid sont en ce sens intouchables), trouver si possible la perle rare et avoir, d'ici à trois, quatre ou cinq ans, un véritable candidat au titre. Cela a fonctionné avec Oklahoma City, qui est devenu l'une des très grosses armadas de la ligue sans passer par la case transfert : Kevin Durant, Russell Westbrook, Serge Ibaka, James Harden ont tous été draftés par le Thunder. Dans cette optique, les 76ers n'ont pas hésité cette année à sélectionner le Croate Dario Saric (20 ans), le jeune Européen le plus prometteur de sa génération... en sachant pertinemment qu'il ne rejoindrait pas la grande ligue avant 2016, au plus tôt.
Pour Brett Brown et ses joueurs, ce n'est donc plus qu'une question de fierté, désormais. La reconstruction de la franchise est beaucoup trop drastique pour qu'ils puissent espérer accrocher le wagon des play-offs cette saison. Il s'agira simplement de limiter les dégâts avec les moyens du bord, c'est-à-dire pas grand-chose, et de se montrer patient. Très patient.

Les 76ers n'avaient plus gagné depuis 231 jours. Leurs 17 déconvenues s'étaient terminées sur un écart négatif moyen de 15 points. En 816 minutes passées sur les parquets NBA depuis la reprise, ils n'avaient mené de plus de dix points que pendant 4 toutes petites minutes (et s'étaient fait rattraper).Ils possèdent toujours l'avant-dernière attaque, l'avant-dernière réussite aux shoots, la pire adresse à trois points et aux lancers francs de la ligue. Ils perdent presque autant de balles (18,5) qu'ils ne font de passes décisives (20,5).Contre les Wolves, ils n'ont shooté qu'à 39 %, n'ont marqué que neuf petits points dans le 2e quart-temps. Mais ils ont gagné. Ils ne rentreront donc pas dans l'histoire de la NBA par la mauvaise porte. Pas tout de suite.Car d'ici à la fin de la saison, en avril, Philadelphie pourrait...
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