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Moyen Orient et Monde

Les Alpes ont pris les devants

La randonnée plutôt que le ski ? Les régions alpines, plus affectées que d'autres par le réchauffement climatique, veulent mieux anticiper la poursuite de la hausse des températures, jugée inéluctable par les scientifiques.
« L'idée d'un environnement immuable est sympathique. Mais elle ne correspond pas à la réalité de la vie, qui est faite d'adaptations permanentes », juge Andrea Fischer, experte en glaciers à l'Institut pour la recherche interdisciplinaire sur la montagne (IGF) d'Innsbruck, dans le Tyrol autrichien. Avec un ensoleillement annuel en hausse de 20 % depuis 1880 et des températures qui ont crû deux fois plus vite que la moyenne mondiale, le massif des Alpes est aux premières loges pour mesurer les effets du réchauffement climatique, auquel l'Onu consacre une conférence à partir de lundi à Lima. L'étendue des glaciers autrichiens a ainsi reculé de 15 % en moyenne en moins de 20 ans, à l'image du Pasterze, le plus grand d'entre eux, selon l'IGF.
« On ressent déjà les effets du changement climatique et il faut désormais prendre les devants. C'est un problème transnational qui nécessite une collaboration transnationale », explique à l'AFP Karine Siegwart, vice-directrice de l'Office fédéral suisse pour l'environnement, membre de C3-Alps.
Certaines stations de sports d'hiver de basse et de moyenne montagne, comme Stockhorn en Suisse, ont déjà fait leur deuil des pentes enneigées et ont démonté leurs remonte-pentes pour miser sur la randonnée, même en hiver. Avec ou sans raquettes. Quant à la province du Tyrol, elle a déjà investi 125 millions d'euros pour protéger des sections de route des avalanches, en prévision de la multiplication du phénomène.

La randonnée plutôt que le ski ? Les régions alpines, plus affectées que d'autres par le réchauffement climatique, veulent mieux anticiper la poursuite de la hausse des températures, jugée inéluctable par les scientifiques.« L'idée d'un environnement immuable est sympathique. Mais elle ne correspond pas à la réalité de la vie, qui est faite d'adaptations permanentes », juge Andrea Fischer, experte en glaciers à l'Institut pour la recherche interdisciplinaire sur la montagne (IGF) d'Innsbruck, dans le Tyrol autrichien. Avec un ensoleillement annuel en hausse de 20 % depuis 1880 et des températures qui ont crû deux fois plus vite que la moyenne mondiale, le massif des Alpes est aux premières loges pour mesurer les effets du réchauffement climatique, auquel l'Onu consacre une conférence à partir de lundi à Lima....
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