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Économie

Rapports sur la réforme de la France : l’overdose !

Un énième rapport sur les moyens de réformer la France va bientôt paraître. Il sera sans doute intéressant mais on doute qu'il soit original, tant le nombre d'études sur le même sujet est élevé. Le véritable problème est que ces rapports sont rarement suivis d'effets. Sans prétention à l'exhaustivité, on peut en citer quelques-uns.
- Tout a sans doute commencé avec le rapport Rueff-Armand (juillet 1960) dont le but était de « supprimer les obstacles à l'expansion économique ». Eh oui, déjà ! On y lit des choses très actuelles sur les rigidités qui affectent l'économie dans des secteurs réglementés tels que notaires, pharmacies, taxis ; ou encore sur la réforme des administrations ; ou sur l'organisation du territoire national ; ou sur le problème du logement.
- Faisons un grand bond en avant. Le rapport Camdessus (2004) intitulé : « Le sursaut. Vers une nouvelle croissance pour la France » évalue les moyens de soutenir la croissance potentielle, dont on craignait alors qu'elle tombe à 1,5 % en 2015 si rien n'était fait. Le potentiel est en fait de 1 % environ aujourd'hui.
- Le rapport Péberau (décembre 2005). Tout est dit dans le titre : « Rompre avec la facilité de la dette publique » ou, si l'on préfère, dans cette phrase extraite de la conclusion : « Chaque fois qu'un problème nouveau s'est présenté à lui depuis vingt-cinq ans, notre pays y a répondu par une dépense supplémentaire, sans remettre en cause la routine des dépenses engagées précédemment sur d'autres sujets en reportant sans cesse les adaptations de ses systèmes de solidarité rendues nécessaires par la démographie. »
- Le rapport Attali (janvier 2008) qui visait à « la libération de la croissance » et avançait pour cela 316 propositions.
- Le rapport Gallois (novembre 2012) proposant un « pacte pour la compétitivité de l'industrie française ».
- Et l'on pourrait ajouter toutes les études qui se suivent chaque année, ou même plusieurs fois par an, en provenance du FMI, de l'OCDE, de la Commission européenne, de la Cour des comptes, etc.

Un énième rapport sur les moyens de réformer la France va bientôt paraître. Il sera sans doute intéressant mais on doute qu'il soit original, tant le nombre d'études sur le même sujet est élevé. Le véritable problème est que ces rapports sont rarement suivis d'effets. Sans prétention à l'exhaustivité, on peut en citer quelques-uns.- Tout a sans doute commencé avec le rapport Rueff-Armand (juillet 1960) dont le but était de « supprimer les obstacles à l'expansion économique ». Eh oui, déjà ! On y lit des choses très actuelles sur les rigidités qui affectent l'économie dans des secteurs réglementés tels que notaires, pharmacies, taxis ; ou encore sur la réforme des administrations ; ou sur l'organisation du territoire national ; ou sur le problème du logement.- Faisons un grand bond en avant. Le rapport...
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