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Culture - Concert

Croisière au rythme cadencé de Philippe lavil

Durant deux soirées consécutives au MusicHall, Philippe Lavil a embarqué le public libanais pour un voyage aux Caraïbes. De Cuba à Trinidad, le parcours musical aux effluves exotiques était baigné de soleil et de gaieté.

C'est la quatrième fois que Philippe Lavil visite le Liban, la première s'inscrivant en 1992. On peut dire que c'est devenu un enfant du pays qui connaît les habitudes et les coutumes des Libanais. Cette fois encore, invité par Éleftériadès au MusicHall, le chanteur né aux Antilles a interprété le meilleur cru (non de son rhum) de ses chansons.
Toujours aussi crooner à l'allure d'hidalgo en costard noir et chaussettes rouges (s'il vous plaît) de même couleur que sa pochette, l'artiste a toujours cette voix bien ténébreuse qui n'a pas pris une seule ride. Entouré de jeunes musiciens aux percussions, aux guitares (électrique et acoustique), piano ou «pan», Lavil s'est savamment fait accompagner d'une jeune chanteuse martiniquaise, Claudine Pennont, bien «chaloupée» et dont la voix chaude donnait des pépites scintillantes au concert.
Si la première partie du spectacle était réservée à des chansons assez récentes qui témoignaient de son retour à la case créole, le chanteur s'est vite rendu compte que les spectateurs libanais, confortablement assis, n'étaient pas «entrés dans la danse». C'est dire combien ce public baigne encore dans la nostalgie (phénomène qui ne s'explique que par le sentiment du temps perdu durant trois décennies de guerre).
Avec les filles, je ne sais pas déclenche donc la vague nostalgie. Une vague déferlante puisqu'elle emportera l'audience vers des rivages inoubliables et cadencés. Du reggae, au rock and roll en passant par le zouk, tous les rythmes s'enchaînent. Philippe Lavil se raconte et se dévoile. Une chanson écrite après une de ses visites au Liban lui fait dire que le soleil, bien qu'identique partout sur la planète Terre, ne brille pas de la même façon pour tout le monde. Ainsi, entre deux rythmes, il fustige l'injustice, la barbarie et même la rumeur qui tue... De l'autodérision, M. Lavil en a dans ses textes. Pour expliquer le succès planétaire de sa chanson Il tape sur les bambous qui soulève encore et toujours le même engouement, il compose une chanson où il moque les étiquettes, les labels ainsi que le confinement solitaire du chanteur dans une seule chanson.
L'homme tape encore sur des bambous, et ça lui va bien.

C'est la quatrième fois que Philippe Lavil visite le Liban, la première s'inscrivant en 1992. On peut dire que c'est devenu un enfant du pays qui connaît les habitudes et les coutumes des Libanais. Cette fois encore, invité par Éleftériadès au MusicHall, le chanteur né aux Antilles a interprété le meilleur cru (non de son rhum) de ses chansons.Toujours aussi crooner à l'allure d'hidalgo en costard noir et chaussettes rouges (s'il vous plaît) de même couleur que sa pochette, l'artiste a toujours cette voix bien ténébreuse qui n'a pas pris une seule ride. Entouré de jeunes musiciens aux percussions, aux guitares (électrique et acoustique), piano ou «pan», Lavil s'est savamment fait accompagner d'une jeune chanteuse martiniquaise, Claudine Pennont, bien «chaloupée» et dont la voix chaude donnait des pépites...
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