Sarko veut introduire en France les référendums. Une idée que lui ont peut-être suggérée des amis installés à Genève. Car les Suisses votent régulièrement sur tout et sur rien. Mais le 30 novembre ils vont se rendre aux urnes pour se prononcer sur deux sujets qui intéressent les Français (pas tous...) : l'or et les impôts.
La Suisse vote le 30 novembre. Il va y avoir deux votations ce jour-là. Deux référendums. L'un s'appelle « Sauvez l'or de Suisse ». Il s'agit d'obliger la Banque centrale à détenir dans ses propres coffres, en Suisse, 60 % de ses actifs en or contre 7,5 % aujourd'hui seulement. Cela impliquerait que la Suisse rapatrie ses 30 % en or stockés au Canada et en Grande-Bretagne et qu'elle complète en achetant de l'or sur les marchés pour les 27,5 % restants.
Ce référendum a-t-il un impact sur les marchés ? Oui. Un récent sondage qui donnait le non à cette initiative gagnant a fait baisser l'or en quelques minutes de plus de 20 dollars. L'autre votation empêche 5 500 étrangers, dont 2 000 Français de dormir. Celui-ci s'appelle « Halte aux privilèges fiscaux de millionnaires ». Les étrangers en Suisse peuvent bénéficier de ce qu'on appelle le forfait fiscal qui leur permet d'être imposés en fonction de leurs dépenses et non pas de leurs revenus ou de leurs fortunes. D'où des taux d'imposition particulièrement bas, voire anecdotiques pour des grandes fortunes.
Cela peut passer ?
Impossible de savoir, selon les journaux suisses. Les camps du oui et du non seraient dans un mouchoir de poche. Mais la tension monte chez les exilés fiscaux. Les Suisses, qui comptent quand même 330 000 millionnaires sur une population de 8 millions d'habitants, sont jaloux des privilèges fiscaux de ces étrangers, et donc tout est possible. Si cette mesure est adoptée, beaucoup bougeront à nouveau pour aller en Belgique ou en Angleterre. Reste à savoir s'ils prendront de l'or avec si son cours flambe.

