« Si je suis inquiet ? Je ne sais pas. Je suis quelqu’un de positif, donc j’y crois », a déclaré Roger Federer, hier en conférence de presse. Philippe Huguen/AFP
Le n° 1 suisse Roger Federer, touché au dos, s'est dit « optimiste » hier au sujet de sa participation à la finale de la Coupe Davis contre la France à partir de vendredi à Villeneuve-d'Ascq.
« Je ne vais pas assez bien pour m'entraîner et j'aimerais que les progrès soient plus rapides. Ça va un peu mieux que samedi, dimanche et lundi, donc je suis optimiste », a déclaré le n° 2 mondial lors d'une conférence de presse organisée au stade Pierre-Mauroy. « On a un très bon staff médical et ils me font me sentir mieux, avoir moins de douleurs. Il faut attendre et espérer que je puisse m'entraîner. Si je suis inquiet ? Je ne sais pas. Je suis quelqu'un de positif, donc j'y crois », a ajouté le Bâlois.
Le mystère persiste sur la participation à la finale de Federer, qui a dû renoncer dimanche à jouer la finale du Masters à Londres, pour une blessure au dos. Le Bâlois avait expliqué avoir ressenti une gêne vers la fin de la demi-finale du Masters, qui l'avait opposé samedi à son coéquipier Stan Wawrinka. Il s'était imposé après 2 h 48 min d'un combat intense, en ayant sauvé quatre balles de match. Arrivé à Lille lundi en début d'après-midi en avion privé, Federer a esquivé la presse qui cherchait à en savoir plus sur son état de santé. Alors que Wawrinka, n° 4 mondial, s'est entraîné lundi soir et hier en début d'après-midi, Federer est resté aux soins dans son hôtel. Le n° 2 mondial a sans doute payé le prix d'un calendrier très chargé en cette fin de saison, où il a voulu courir à la fois derrière la place de n° 1 mondial et la Coupe Davis.
Rapport distant
Roger Federer a longtemps entretenu un rapport distant avec la Coupe Davis, avant qu'elle ne devienne cette année véritablement l'objet de son attention. La Suisse, finaliste en 1992, n'a encore jamais enlevé le saladier d'argent. Ce trophée est, avec la médaille d'or olympique en individuel, le dernier grand titre manquant au palmarès de Federer.
S'il n'a jamais connu de blessure sérieuse dans sa carrière, c'est qu'il a toujours consciencieusement veillé à se ménager de larges plages de repos tout au long d'une saison. Pour ce faire, il a longtemps plus ou moins fait l'impasse sur la Coupe Davis, estimant, avant l'émergence définitive au plus haut niveau de Wawrinka, que son pays n'avait aucune chance de la remporter. Depuis ses débuts en 1999, il n'a disputé que 64 matches en Coupe Davis (48 victoires, 16 défaites). Il s'est la plupart du temps contenté de disputer les rencontres de play-offs, pour garantir à la Suisse de rester dans le groupe mondial.
Ce n'est que cette année, après la victoire de Wawrinka à l'Open d'Australie en janvier, que Federer a décidé de s'impliquer à fond, convaincu d'avoir cette fois-ci une réelle chance de la gagner. L'équipe suisse va tout faire pour le remettre sur pieds avant la finale, même si sa période d'adaptation à la terre battue risque d'être réduite au minimum. Sans Federer, les Suisses n'ont quasiment aucune chance de gagner. Derrière Wawrinka, le n° 3 suisse Marco Chiudinelli est 212e mondial à 33 ans. Il n'a gagné que six simples dans sa carrière en Coupe Davis, dont seulement deux à enjeu.
(Source : AFP)


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