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Moyen Orient et Monde

Images du monde

La Colombie a suspendu hier les pourparlers avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) en réaction à l'enlèvement d'un général, mettant sous forte pression la guérilla marxiste, afin d'obtenir sa libération et résoudre la pire crise du processus de paix depuis deux ans. Le président Juan Manuel Santos a ordonné aux négociateurs de ne pas se rendre à Cuba pour la reprise prévue aujourd'hui des discussions avec les Farc, ouvertes sans cessez-le-feu depuis le 19 novembre 2012 à La Havane, dans l'espoir de mettre un terme à un conflit d'un demi-siècle, le plus vieux d'Amérique latine. Jugeant « totalement inacceptable » l'enlèvement du général et de deux autres personnes, M. Santos a exigé leur libération « au plus tôt », annonçant que le dialogue était « suspendu tant que la lumière n'est pas faite », à l'issue d'une réunion de crise la nuit dernière à Bogota. Le général Ruben Alzate avait été enlevé dimanche après-midi dans une zone rurale près de Quibdo, la capitale du Choco, où il dirigeait une force spéciale de l'armée, un événement sans précédent depuis l'ouverture du processus de paix. Selon les autorités, il a été séquestré avec un autre militaire, le caporal Jorge Rodriguez, et une conseillère de l'armée, Gloria Urrego, alors qu'ils s'étaient déplacés à bord d'une embarcation pour aller étudier un projet énergétique.
Javier Casella/Colombian Presidency/Handout/Reuters

Le Burkina Faso a désigné un nouveau chef de l'État intérimaire, le diplomate Michel Kafando, tournant ainsi la page du régime militaire qui a dirigé le pays pendant seize jours après la chute de Blaise Compaoré. Après une nuit de tractations à Ouagadougou, le nouveau président intérimaire, âgé de 72 ans, a à peine cillé à l'annonce de sa nomination annoncée en présence des deux autres candidats retenus par le « collège de désignation », l'ex-ministre de Thomas Sankara, Joséphine Ouédraogo et le journaliste Cherif Sy. Distingué et réservé, M. Kafando, un homme de grande taille aux cheveux légèrement grisonnants, vêtu d'un costume, a rapidement pris la parole pour prendre acte de sa nouvelle situation. « Plus qu'un honneur, c'est une redoutable responsabilité qui m'échoit, dont j'entrevois déjà les écueils et l'immensité de la tâche », a commenté M. Kafando. Figure de la diplomatie burkinabè, il était un ancien ambassadeur de la Haute-Volta (l'ancien nom du pays) puis du Burkina Faso auprès des Nations unies, respectivement en 1981-1982 et 1998-2011. M. Kafando a également été ministre des Affaires étrangères dans plusieurs gouvernements, entre 1982 et 1983. Romaric Hien/AFP

En choisissant dimanche l'« Allemand » Klaus Iohannis comme nouveau président, les Roumains ont exprimé leur soif de changement, mais la tâche s'annonce gigantesque pour le nouveau venu qui dit vouloir éradiquer le fléau de la corruption dans cet ancien pays communiste. M. Iohannis, 55 ans, maire de Sibiu (centre) issu de la petite minorité allemande, a recueilli 54,5 % des voix selon des résultats partiels reposant sur le dépouillement de 99 % des suffrages, infligeant un cinglant revers au Premier ministre social-démocrate Victor Ponta, donné grand favori du scrutin par tous les sondages. « J'appelle le Parlement à tenir sa parole et à rejeter dès mardi la loi sur l'amnistie et à donner son feu vert à toutes les demandes de poursuites formulées par le parquet anticorruption (DNA) » contre des élus, a lancé le nouveau chef de l'État lors de sa première conférence de presse hier, réitérant des promesses martelées tout au long de la campagne. Vingt-cinq ans après la chute du dictateur Nicolae Ceausescu, le résultat est « historique » et représente « une victoire de la démocratie, une victoire du peuple contre le système dirigé par les partis politiques, dans leur propre intérêt », a indiqué à l'AFP le politologue Radu Alexandru. M. Iohannis est une personnalité atypique sur la scène politique : allemand de souche, protestant dans un pays à près de 90 % chrétien orthodoxe, allergique aux polémiques et mal à l'aise devant les caméras. Radu Sigheti/Reuters

Hommes, femmes ou enfants, près de 36 millions de personnes sont victimes d'esclavage dans le monde, révèle une organisation des droits de l'homme. Selon une enquête menée par la fondation australienne Walk Free, « l'esclavage moderne est présent dans l'ensemble des 167 pays » couverts par l'étude : il peut s'agir de traite d'êtres humains, d'exploitation sexuelle, de travail forcé, de servitude pour dette ou de mariage forcé ou arrangé. L'organisation a comptabilisé 35,8 millions de personnes réduites en esclavage, un chiffre en hausse de 20 % par rapport à 2013, non pas à cause d'une explosion du nombre de cas, mais en raison d'une meilleure méthodologie. L'Afrique et l'Asie rassemblent une grande partie des pays où les « esclaves » sont les plus nombreux. Cinq pays concentrent à eux seuls 61 % des personnes exploitées : l'Inde, où « existent toutes les formes d'esclavage moderne », arrive largement en tête avec 14,3 millions de victimes, devant la Chine (3,2 millions), le Pakistan (2,1), l'Ouzbékistan (1,2) et la Russie (1,1). En bas du classement, l'Islande et le Luxembourg sont les deux pays les plus exemplaires, avec seulement 100 victimes chacun. La France compte 8 600 victimes. Prakash Singh/AFP

La Colombie a suspendu hier les pourparlers avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) en réaction à l'enlèvement d'un général, mettant sous forte pression la guérilla marxiste, afin d'obtenir sa libération et résoudre la pire crise du processus de paix depuis deux ans. Le président Juan Manuel Santos a ordonné aux négociateurs de ne pas se rendre à Cuba pour la reprise prévue aujourd'hui des discussions avec les Farc, ouvertes sans cessez-le-feu depuis le 19 novembre 2012 à La Havane, dans l'espoir de mettre un terme à un conflit d'un demi-siècle, le plus vieux d'Amérique latine. Jugeant « totalement inacceptable » l'enlèvement du général et de deux autres personnes, M. Santos a exigé leur libération « au plus tôt », annonçant que le dialogue était « suspendu tant que la lumière...
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