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Moyen Orient et Monde

Images du monde

Génie des mathématiques, Alexandre Grothendieck, qui vient de mourir à 86 ans, avait forgé une vision révolutionnaire de la géométrie avant de se retrancher du monde en 1990 dans un village du sud-ouest de la France où il cultivait silence et secret absolus. Méconnu du grand public mais légende parmi les mathématiciens, Alexandre Grothendieck, né le 28 mars 1928 à Berlin et naturalisé français en 1971, était un génie à l'esprit audacieux, sans concession, et une personnalité hors du commun en quête d'absolu. Considéré comme l'un des plus grands mathématiciens du XXe siècle, il pratiquait une version radicale de l'écologie politique et vivait reclus depuis une vingtaine d'années dans le petit village de Lasserre, un lieu où il se protégeait du monde.
Fils d'un juif russe, Sasha Schapiro, photographe et militant anarchiste, et d'une journaliste engagée, Hanka Grothendieck, le petit Alexandre est confié à un ami de la famille, en Allemagne, quand ses parents rejoignent l'Espagne de 1934 à 1939. A la fin de la guerre civile espagnole, il retrouve ses parents dans le sud de la France. Déporté, son père meurt à Auschwitz, sa mère et lui sont internés dans un camp près de Mende.
« C'était un géant des mathématiques qui a transformé la mathématique tout entière par ses travaux. Plusieurs mathématiciens récompensés par la médaille Fields (la plus prestigieuse récompense en mathématiques) ont été ses élèves », a réagi auprès de l'AFP Cédric Villani, médaille Fields 2010 et directeur de l'Institut de recherches mathématiques Henri-Poincaré, basé à Paris.
Alexandre Grothendieck avait lui-même reçu la médaille Fields en 1966, mais avait refusé cette consécration. Il avait aussi dédaigné en 1988 le prix Crafoord de l'Académie royale des sciences de Suède, d'un montant de 450 000 euros, jugeant que son salaire du CNRS était plus que suffisant...

 

Au moment où la transition démocratique en Birmanie butte sur de réels obstacles, le président américain Barack Obama a appelé hier à Rangoun, aux côtés de l'opposante Aung San Suu Kyi, à des élections « libres et équitables ». Deux ans après la première visite de M. Obama à Rangoun, les deux Prix Nobel de la paix se sont de nouveau rencontrés au domicile de l'icône de la démocratie, lieu emblématique où elle a passé des années assignée à résidence avant l'autodissolution en 2011 de la junte militaire, au pouvoir pendant un demi-siècle.
Mais si le lieu est le même, l'atmosphère est différente.
L'opposante birmane a notamment eu des mots très forts contre la Constitution de son pays qu'elle juge « injuste et antidémocratique ». L'un des articles du texte, hérité de l'époque de la junte, l'empêche en effet de prétendre à la fonction suprême car elle a épousé un étranger et ses deux enfants sont britanniques. Son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a pourtant de bonnes chances de l'emporter. Barack Obama, qui a rencontré jeudi le président du pays, l'ex-général Thein Sein, a appuyé les propos de la chef de l'opposition, estimant devant les journalistes que « le changement de Constitution doit être synonyme d'intégration plutôt que d'exclusion ».
Kevin LAMARQUE/Reuters

 

Le chapeau de Napoléon est à vendre, en tout cas l'un des 19 bicornes authentifiés de l'empereur : il sera mis aux enchères ce week-end à Fontainebleau près de Paris lors d'une vente de la prestigieuse collection du palais princier de Monaco. Les pièces proposées par les études Osenat, Binoche et Giquello sont toutes issues de la collection de 1 000 objets réunis par Louis II de Monaco (1870-1949), arrière-grand-père du prince Albert, et conservés au Musée des souvenirs napoléoniens sur le Rocher. La vente agite depuis plusieurs semaines les passionnés de la légende napoléonienne tant en France qu'à l'étranger. L'objet le plus emblématique, et sans doute le plus recherché, est le chapeau « de forme traditionnelle, en feutre dit en castor noir » provenant de Joseph Giraud, vétérinaire de la maison de l'empereur. Il est estimé entre 300 000 et 400 000 euros, mais pourrait atteindre les deux millions, estime-t-on chez les amateurs napoléoniens. En quinze ans de règne, Napoléon a usé environ 120 chapeaux, presque tous fabriqués par la maison Poupard à Paris, selon l'expert de la vente, Jean-Claude Dey. Patrick KOVARIK/AFP

 

Le nouveau président afghan, Ashraf Ghani, est arrivé hier au Pakistan pour sa première visite en tant que chef d'État afin de tenter d'améliorer les relations passablement dégradées entre les deux pays. À l'occasion de cette visite de deux jours, l'armée pakistanaise a souligné que la sécurité des deux pays voisins était « inextricablement liée ». Afghanistan et Pakistan s'accusent mutuellement d'autoriser les insurgés islamistes à se servir de leurs territoires respectifs comme des bases arrière à partir desquelles ils fomentent et mènent des attentats meurtriers. Sur Twitter, le général Asim Bajwa, chef du service de relations publiques de l'armée pakistanaise, souligne que la visite de Ghani se déroule dans une atmosphère positive et que les discussions se concentreront notamment sur la coopération militaire afin d'assurer la sécurité à la frontière commune. Les discussions entre Ashraf Ghani, en fonctions depuis septembre, et le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif porteront sur des sujets variés, a indiqué un porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères. Farooq NAEEM/AFP

Génie des mathématiques, Alexandre Grothendieck, qui vient de mourir à 86 ans, avait forgé une vision révolutionnaire de la géométrie avant de se retrancher du monde en 1990 dans un village du sud-ouest de la France où il cultivait silence et secret absolus. Méconnu du grand public mais légende parmi les mathématiciens, Alexandre Grothendieck, né le 28 mars 1928 à Berlin et naturalisé français en 1971, était un génie à l'esprit audacieux, sans concession, et une personnalité hors du commun en quête d'absolu. Considéré comme l'un des plus grands mathématiciens du XXe siècle, il pratiquait une version radicale de l'écologie politique et vivait reclus depuis une vingtaine d'années dans le petit village de Lasserre, un lieu où il se protégeait du monde.Fils d'un juif russe, Sasha Schapiro, photographe et militant...
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