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Moyen Orient et Monde - Vient De Paraître

« Mon père ce héros », l’homme et le président...

Quand le 43e locataire de la Maison-Blanche raconte le 41e, qui n'est autre que son père.

La couverture de l’ouvrage.

Au rayon des librairies depuis avant-hier, un livre intitulé Portrait de mon père et signé George W. Bush. En 294 pages, le fils (68 ans) relate avec beaucoup d'affection et d'admiration « mon père ce héros », sur le plan personnel et sur le plan politique.
Défile ainsi George H. W. Bush (90 ans), le géniteur et le 41e président, tout au long de son parcours : de son service militaire dans le Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale à son poste au sommet de l'État, en passant par son travail de pionnier dans les affaires pétrolières au Texas, son ascension au Congrès, sa direction de la CIA, sa nomination aux Nations unies puis à la vice-présidence. Le fils-auteur a renforcé cet aspect officiel d'une doublure riche en détails puisés dans les coulisses, et en anecdotes, particulièrement sur ses relations avec les leaders étrangers. Domaine dans lequel il n'avait pas hésité à seconder son fils, alors que pour les questions internes, il lui disait : « Réunis tes experts et consulte-les d'abord. » Ainsi, lors d'une visite de Vladimir Poutine au président Bush junior, en 2007, le père les avait reçus tous deux dans sa demeure estivale de Walker's Point, au bord de l'océan Atlantique, « un lieu idéal pour discuter du système de missiles de défense que nous avions projeté d'établir en Pologne et en République tchèque », écrit-il.

 

« Un difficile voyage au Liban »
L'on apprend aussi, sur un autre plan, que pour George Bush père, « l'un de ses plus difficiles voyages était celui effectué au Liban en 1983, en tant que vice-président de Reagan, après l'attentat revendiqué par le Hezbollah contre le bâtiment des marines qui avait fait 241 victimes. Ce qui avait amené le président Reagan à retirer les troupes US du Liban ». En outre, avant de développer une politique ferme envers l'invasion du Koweït par l'Irak, il avait été critiqué pour son approche chicken Kiev, ou la transition graduelle vers la démocratie que réclamaient les républiques soviétiques.
En matière de politique intérieure, son fils de président met en valeur le beau geste que son père avait eu à l'égard du président Richard Nixon après le scandale du Watergate. Au lieu de le condamner publiquement, il lui avait envoyé une lettre personnelle lui demandant en ces termes de démissionner : « Si vous quittez officiellement votre poste, l'histoire enregistrera proprement vos réalisations avec un respect mémorable. »

 

Jeb, un troisième Bush présidentiable
Avec les Nixon, il a eu la main moins heureuse lorsqu'il a voulu, un jour, donner un coup de pouce à la vie sentimentale de leurs enfants respectifs. Encore membre du Congrès à la fin des années 60, il avait mis au point un blind date, un rendez-vous arrangé entre Tricia Nixon, la fille du président, et son fils George W. Celui-ci cueille la jeune fille à la Maison-Blanche pour l'emmèner dîner et se raconte ainsi dans le livre : « En prenant l'assiette de beurre j'ai renversé un verre de vin sur la nappe. Puis, lorsque j'ai allumé une cigarette, elle m'a poliment suggéré de ne pas fumer. » À peine le repas terminé, elle demande à être raccompagnée chez elle.


En faisant le portrait de son père, il n'a donc pas craint de se donner ainsi à lui-même des petits coups de griffe.
Mais surtout, le célèbre esprit de clan de cette famille est toujours présent. En évoquant la possible candidature de son frère Jeb à la présidentielle de 2016, il dit : « Je ne ferai pas partie de cette campagne, mais s'il me demande de l'aider je le ferais, comme le fera Bill Clinton pour Hillary. » Et d'ajouter que le temps aura lesté son frère-candidat du poids des débats sur la guerre d'Irak et de la « Bush fatigue ». Que le patriarche de la tribu a revigoré en sautant à 90 ans d'un parachute et a été salué par l'acteur passé en politique, Arnold Schwarzenegger, comme « le dur à cuire des nonagénaires ».
George W. Bush a pensé rédiger ce livre en se souvenant d'un seul précédent tandem filial ayant occupé la Maison-Blanche : John Adams (1er président US, 1789-1801 et l'un des Pères fondateurs) et son fils John Adams Quincy (6e président US, 1825-1829). Mais les Adams n'ont pas pensé laisser des mémoires communes...

 

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commentaires (2)

SIGNÉ... OUI ! ÉCRIT... ON EN DOUTE !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

18 h 45, le 14 novembre 2014

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Commentaires (2)

  • SIGNÉ... OUI ! ÉCRIT... ON EN DOUTE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    18 h 45, le 14 novembre 2014

  • Il avait du jugement Bush père. Quant à George W. réellement la maxime tel père tel fils ne s'applique point. C'est au nom du père qu'il doit sa présidence.

    Halim Abou Chacra

    11 h 50, le 14 novembre 2014

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