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Moyen Orient et Monde - Correspondance

Vingt-neuvième président US et amant torride

C'était le bon temps où un sénateur américain pouvait vivre des amours extraconjugales sans que ce lourd bagage l'empêche d'accéder à la présidence.

Le président Warren Harding.

Quel bagage ! Plein à craquer de lettres enflammées. Il écrivait notamment : « Les mots ne suffisent pas pour te dire l'étendue de mon amour... Fou, tendre, ardent, avide, sauvagement passionné, gourmand. » Ou encore : « Tu m'as ressuscité et enflammé par ta beauté et le feu de ton désir, emprisonné dans tes étreintes et transporté. J'ai le souffle court en y pensant. » Signé Warren Harding, futur 29e président des États-Unis. Cette correspondance a été récemment rendue publique par la librairie du Congrès à qui elle avait été remise. Avant d'être élu en 1921 à la tête de l'État, Harding, alors sénateur républicain représentant l'État de l'Ohio (dont le mariage battait de l'aile), était tombé follement amoureux d'une amie de la famille, Carrie Fulton Phillips (elle aussi mariée). Il avait 47 ans et elle 37. Cette relation torride, échelonnée sur plus d'une décennie, était exprimée dans des lettres totalisant un millier de pages, chacune pouvant parfois s'étaler sur trente pages.

« Baisers glorieux et folles caresses »
Cette correspondance révèle en outre un politicien romantique et insatiable d'ébats amoureux, qui parfois écrivait à l'objet de son désir en code pour la rencontrer secrètement à l'étranger : Allemagne, Angleterre et Canada. Il se rappelle ainsi un départ de New York où la journée avait commencé par « des baisers glorieux et de folles caresses. Et tu étais si superbe ! ». Pour cacher leur identité, il l'appelait « Sis » ou « Mrs Pouterson ». Lui était « Jerry ». En couple, ils étaient « Les Pouterson ».
Leur relation enflammée avait été relatée dans un livre publié en 2009 par un avocat-écrivain, James David Robenalt, sous le titre L'affaire Harding : amour et espionnage pendant la Première Guerre mondiale. Car Carrie Fulton Phillips était soupçonnée d'avoir espionné pour le compte de l'Allemagne. L'auteur, qui était tombé sur le microfilm piraté de cette correspondance, avait dit : « Quand j'ai commencé cette lecture, j'avais l'impression d'être un voyeur. »
On comprend que le président Harding ait demandé à sa maîtresse de brûler les traces de leurs histoires d'alcôve. Ce qu'elle avait refusé de faire. Après le décès de Carrie en 1960, George Harding, neveu du président, avait acquis ses lettres et en avait fait don à la librairie du Congrès en 1972, demandant à ce qu'elles ne soient pas dévoilées avant le 29 juillet 2014. À noter que parmi les 69 millions de documents manuscrits que possède la librairie du Congrès, se trouvent les papiers personnels de 23 chefs d'État américains. Certains figurent sur le site électronique de la librairie. Y compris cette correspondance présidentielle débordante de sensualité.
Aujourd'hui, son signataire n'aurait même pas rêvé de présenter sa candidature...

 

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Quel bagage ! Plein à craquer de lettres enflammées. Il écrivait notamment : « Les mots ne suffisent pas pour te dire l'étendue de mon amour... Fou, tendre, ardent, avide, sauvagement passionné, gourmand. » Ou encore : « Tu m'as ressuscité et enflammé par ta beauté et le feu de ton désir, emprisonné dans tes étreintes et transporté. J'ai le souffle court en y pensant. » Signé Warren Harding, futur 29e président des États-Unis. Cette correspondance a été récemment rendue publique par la librairie du Congrès à qui elle avait été remise. Avant d'être élu en 1921 à la tête de l'État, Harding, alors sénateur républicain représentant l'État de l'Ohio (dont le mariage battait de l'aile), était tombé follement amoureux d'une amie de la famille, Carrie Fulton Phillips (elle aussi mariée). Il avait 47...
commentaires (2)

On dirait.... un "fattoûche" ! ?

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

14 h 41, le 08 novembre 2014

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Commentaires (2)

  • On dirait.... un "fattoûche" ! ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    14 h 41, le 08 novembre 2014

  • Que des crimes occultes....c'est les grands ?????

    Soeur Yvette

    12 h 00, le 08 novembre 2014

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