Bernard Hinault reste le dernier Français vainqueur du Tour, au crépuscule d'une flamboyante carrière qui en fit le successeur d'Eddy Merckx et le patron du peloton international. Cinq victoires dans le Tour de France, entre 1978 et 1985, ainsi que deux deuxièmes places (1984 et 1986) ont ponctué une ère qu'on appela celle du « Blaireau », un surnom qui convenait à Hinault : « Le blaireau est un animal paisible qui se fâche quand on le provoque.
Je lui ressemble », se plaisait à dire avec malice le champion français. Parfois coléreux, toujours orgueilleux, le Breton, né le 14 novembre 1954 à Yffiniac, près de Saint-Brieuc, s'est construit le deuxième palmarès de l'histoire du cyclisme (après Merckx). En affirmant un caractère qui laisse encore Cyrille Guimard, son directeur sportif à partir de 1976, admiratif : « Il ne doute jamais de lui. » Le technicien avait tôt décelé dans la générosité du solide Breton (1,73 m pour 66 kg) le potentiel du champion qu'il allait très vite devenir. Dès 1977 (Gand-Wevelgem et Liège-Bastogne-Liège) et surtout l'année suivante, dans le Tour de France, à sa première participation !
Sport
Le « Blaireau » extraordinaire !
OLJ / le 13 novembre 2014 à 00h55


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