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Moyen Orient et Monde - Crise

L’Onu redoute le « retour à une guerre totale » dans l’est de l’Ukraine

L'Otan confirme l'entrée de troupes russes, Kiev se prépare au combat.

Des séparatistes prorusses se tiennent près de camions militaires au niveau d’un barrage dans la région séparatiste de Donetsk, le 12 novembre 2014. Maxim Zmeyev/Reuters

Un haut responsable de l'Organisation des Nations unies s'est dit « très inquiet du risque d'un retour à une guerre totale » dans l'est de l'Ukraine devant le Conseil de sécurité réuni d'urgence. Accusant Moscou d'avoir « franchi des centaines de lignes rouges » dans la crise ukrainienne, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a appelé la communauté internationale à « cesser de souffrir de daltonisme géopolitique », jugeant que l'Occident n'avait pas été assez ferme.
De plus, le secrétaire général adjoint aux Affaires politiques, Jens Andres Toyberg-Frandzen, a aussi évoqué parmi les scénarios possibles « un conflit gelé et persistant qui maintiendrait le statu quo dans le sud-est de l'Ukraine pendant les années ou les décennies à venir ». L'autre scénario est celui « d'un conflit qui continue à bas bruit de cette manière pendant des mois, avec des combats sporadiques de faible intensité suivis de périodes où les hostilités et les pertes humaines augmentent ». Ces scénarios évoqués « seraient une catastrophe pour l'Ukraine », a estimé le responsable onusien. Cette réunion avait été convoquée à la demande des États-Unis pour examiner des accusations d'incursions militaires russes dans l'est de l'Ukraine, confirmées par l'Otan et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.
Auparavant, le secrétaire général de l'OSCE, Lamberto Zannier, a estimé que l'afflux d'armes dans les zones rebelles pouvait « mener à une confrontation plus ouverte ». L'OSCE a déployé 261 observateurs internationaux en Ukraine, dont 112 dans les régions de l'est du pays où un fragile cessez-le-feu entre rebelles prorusses et armée ukrainienne, décrété début septembre, est violé quotidiennement.
De son côté, Kiev a affirmé hier se préparer au combat en réaction à une concentration de troupes russes dans l'Est séparatiste prorusse confirmée par l'Otan, après deux mois de trêve fragile. En effet, pour la première fois depuis la trêve du 5 septembre, l'Otan a confirmé hier l'entrée de convois militaires russes dans l'est de l'Ukraine. Ces deux derniers jours, « nous avons vu des colonnes d'équipements russes, des chars russes, des systèmes de défense antiaérienne russes, de l'artillerie russe et des troupes de combat russes entrant en Ukraine », a déclaré le commandant en chef de l'Alliance atlantique, en déplacement à Sofia.
Moscou, qui dément vigoureusement toute implication dans le conflit ayant fait plus de 4 000 morts depuis la mi-avril, a jugé « sans fondements » les accusations du commandant en chef des forces alliées de l'Otan en Europe, Philip Breedlove, sur l'entrée d'armes lourdes et de troupes russes en Ukraine.
Mais à Kiev, le ministre de la Défense Stepan Poltorak a souligné que la tâche primordiale était de « se préparer au combat ». Ainsi, le gouvernement ukrainien a annoncé hier le renforcement de la sécurité autour de Marioupol, port stratégique sur la mer d'Azov que les rebelles avaient désigné comme étant leur prochaine cible.
Sur le terrain, Donetsk, bastion rebelle, a été secoué hier pendant quelques heures par des tirs d'artillerie plus intenses qu'au cours des derniers jours, selon des journalistes de l'AFP.
Alors que la chancelière allemande Angela Merkel avait indiqué que l'Union européenne ne prévoyait pas de nouvelles sanctions contre la Russie, mis à part la possibilité d'allonger la liste des responsables ukrainiens prorusses visés par les sanctions existantes, le dossier doit être abordé pendant une rencontre ministérielle à Bruxelles lundi prochain.

(Source : AFP)

Un haut responsable de l'Organisation des Nations unies s'est dit « très inquiet du risque d'un retour à une guerre totale » dans l'est de l'Ukraine devant le Conseil de sécurité réuni d'urgence. Accusant Moscou d'avoir « franchi des centaines de lignes rouges » dans la crise ukrainienne, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a appelé la communauté internationale à « cesser de souffrir de daltonisme géopolitique », jugeant que l'Occident n'avait pas été assez ferme.De plus, le secrétaire général adjoint aux Affaires politiques, Jens Andres Toyberg-Frandzen, a aussi évoqué parmi les scénarios possibles « un conflit gelé et persistant qui maintiendrait le statu quo dans le sud-est de l'Ukraine pendant les années ou les décennies à venir ». L'autre scénario est celui « d'un conflit qui...
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