Opposition, société civile, leaders religieux et traditionnels se réunissent aujourd’hui pour étudier les modifications demandées par l’armée à leur projet de charte de la transition, selon le chef de l’opposition Zéphirin Diabré. Issouf Sanogo/AFP
Opposition, société civile, leaders religieux et traditionnels du Burkina Faso se réunissent aujourd'hui pour étudier les modifications demandées par l'armée à leur projet de charte de la transition, sorte de Constitution intérimaire, a indiqué hier le chef de l'opposition.
« Nous sommes maintenant en possession d'éléments qui nous permettent de nous retrouver (aujourd'hui) afin d'examiner les observations faites par les autorités militaires et de finaliser le document », a déclaré Zéphirin Diabré, le chef de l'opposition. Ces observations sont « recevables » car elles ne « remettent pas fondamentalement en cause les principaux paramètres de la transition », a-t-il remarqué.
Cette déclaration s'est faite à l'issue d'une rencontre avec les présidents du Sénégal et du Togo, Macky Sall et Faure Gnassingbé, venus hier à Ouagadougou au nom de la Cédéao, l'union économique ouest-africaine, pour faciliter la transition au Burkina Faso. Les deux chefs d'État se sont d'abord entretenus avec l'actuel homme fort du pays, le lieutenant-colonel Isaac Zida, qui leur a fait part des « amendements » que l'armée souhaitait apporter à la « charte » reçue lundi des civils, a indiqué une source militaire. MM. Sall et Gnassingbé ont ensuite rencontré séparément l'opposition, la société civile et les autorités religieuses et traditionnelles pour leur expliquer les desiderata de l'armée, a constaté un journaliste de l'AFP. « Parmi nos propositions, on a demandé que le Conseil national de transition (l'organe législatif) soit présidé par un militaire et qu'il comprenne des militaires », a révélé un gradé burkinabè.
Dans leur projet de charte, les civils prévoient notamment un président civil, un gouvernement de 25 ministres et une Assemblée de transition de 90 députés. Seuls 10 sièges sont attribués aux militaires et 10 autres à l'ancienne majorité dans ce projet. À l'inverse, dans les propositions de l'armée, l'assemblée de transition comporte 60 membres, répartis équitablement entre l'opposition (15 sièges), la société civile (15), l'armée (15) et l'ancienne majorité (15).
(Source : AFP)


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