Le Paris SG, grâce à des buts de Lucas et Cavani, s'est adjugé le très relevé clásico (2-0) contre Marseille, qui ne le précède plus que d'un point en tête du classement, au terme de la 13e journée de Ligue 1.
Le clásico promettait d'être un sommet, et il l'a été ! Que ce soit en termes d'intensité ou de spectacle dans un Parc des Princes entièrement acquis à la cause des Parisiens, hormis les quelque 500 supporteurs marseillais présents, et qui a vibré sur l'ouverture du score par Lucas à la 38e minute. Le but du Brésilien n'est certainement pas le plus beau de sa carrière, mais il sonne comme une revanche quelques mois après sa chevauchée fantastique de la saison passée annihilée in extremis par Fanni. Son anticipation et son effort pour contrer le ballon dans le but sur le dégagement de Mendy sont aussi la récompense de sa volonté à progresser et se faire violence. En fin de match, c'est Cavani qui a parachevé le succès parisien d'une tête piquée (son 5e but sur les 5 derniers matches) à la réception d'un centre parfait d'Aurier, auteur de sa meilleure prestation et qui avait été alerté par le revenant Ibrahimovic.
Ce 6e succès de rang du PSG sur l'OM, toutes compétitions confondues, permet donc au champion de France en titre de recoller à un point de son rival, qui était toutefois assuré de rester leader au tiers du championnat et aurait pu repartir de Paris avec au moins un match nul tant il a eu des occasions de marquer. Gignac, décidément pas en réussite au Parc des Princes où il n'a toujours pas marqué en 9 matches, doit maudire ce poteau qui a repoussé sa tête à la 5e minute de jeu. Alessandrini doit, lui, regretter cette volée qui a effleuré l'autre poteau deux minutes plus tard. Quant à Payet, il peut s'en vouloir d'avoir tant tergiversé juste avant la pause dans la surface.
Au final, le réalisme a bel et bien été du côté du PSG, seul club encore invaincu en Europe avec Chelsea et qui vient de clore de la meilleure des façons une semaine glorieuse, qui l'a également vu assurer sa présence en 8e de finale de la Ligue des champions.
À peine sue la présence d'Ibrahimovic dans le groupe que les spéculations sont allées bon train sur son éventuelle titularisation. Mais Laurent Blanc en a décidé autrement. Finalement, Zlatan a fait son retour tant attendu à la 66e minute, pour son 100e match sous le maillot du PSG. Sa première percée a rassuré tout le monde sur sa forme physique : sa volée acrobatique (contrée par Mendy) a prouvé qu'il n'avait rien perdu de ses qualités hors-normes ; son ouverture lumineuse vers Aurier, sur l'action du but de Cavani, a surtout montré à quel point il a manqué au jeu parisien pendant 7 semaines.
Néanmoins, peu importait le résultat du duel entre le PSG et l'OM, il devait dans tous les cas profiter à Lyon, qui avait fait sa part du travail en battant Guingamp (3-1). Et de fait, voilà l'OL (26 pts) qui demeure à une longueur de Paris mais à plus que deux de Marseille. Désormais invaincus sur leurs 9 derniers matches de L1 (7 victoires et 2 nuls), les Lyonnais ont mérité leur succès face à l'« En Avant ».
En Espagne, l'Atletico Madrid a été dominé par la Real Sociedad (1-2) lors de la 11e journée de la Liga. Le Real Madrid, leader du championnat, en a profité et bénéficie également des faux pas de Valence et du FC Séville. Valence et Séville ont été freinés, respectivement, par l'Athletic Bilbao (0-0) et Levante (1-1). Derrière le club merengue (27 pts) et son dauphin, le FC Barcelone (25 pts), Valence (3e) pointe à trois longueurs de la première place avec 24 points, tandis l'Atletico (4e) et Séville (5e), avec 23 points chacun, comptent désormais quatre longueurs de retard.
(Source : AFP)


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