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Agenda - Yordan Béchara Obegi

Hommage à Georges Béchara Obegi

La vie a-t-elle un sens ?
On est en droit de se poser la question en de pareilles circonstances.
Comment un homme si bon, si juste, si humble, père de trois enfants en bas âge, peut-il mourir et laisser derriere lui tant de cœurs meurtris par la douleur de son absence ?
Est-ce que notre monde tourne bien rond, lorsque c'est lui qui s'en va, laissant à tous ceux qui l'ont connu un souvenir sans tache, sans qu'on puisse se souvenir d'avoir décelé en lui une ombre de méchanceté ou entendu un mot désobligeant ou déplacé ?
La vie est belle certes, mais aujourd'hui elle se présente sous un jour particulierement cruel.
Mais parlons de Georges, mon ami, mon frère...
Il est peu de gens qui font l'unanimité autour d'eux comme l'a fait Georges.
Bien que parti du Liban en 1975 à l'âge de 10 ans, il a su garder pour son pays un attachement viscéral et un amour profond. Il est rentré à Beyrouth en 1992 avec une soif d'entreprendre qui le conduira à développer au cours des dernières vingt années, avec patience et détermination, les entreprises familiales au Liban et à l'étranger.
Beaucoup le décrivent comme un homme doué d'une intelligence exceptionelle et d'une force de travail hors du commun. Mais les qualités fondamentales et profondes de Georges étaient son sens de la famille, son courage et son humanité.
Pour sa famille proche et éloignée, il avait toujours le mot gentil et l'attention touchante.
Il s'intéressait aux autres avant de s'intéresser à lui-même, son humilité et sa simplicité, il les tenait de ses parents Béchara et Carmen, de son oncle Henry et de sa tante Éva.
Comme eux, il a su se faire respecter, apprécier et aimer à la fois.
Comme eux, il avait un grand sens moral et une éthique sans le moindre compromis.
Il savait rassembler autour de lui ses amis, ses collaborateurs, ses pairs et ses associés. Sous des dehors sereins et enjoués il cachait une formidable machine, parfaitement huilée, qui ne laissait pas de place à l'improvisation.
Georges était le ciment de ses proches, au travail et en privé. Son charisme était inné, naturel et bon enfant. On tombait sous son charme sans s'en rendre compte.
On m'a dit hier que le bon Dieu rappelait à lui ses anges les plus valeureux !
De là-haut, veille sur ta petite et ta grande famille et continue à nous inspirer, à inspirer Dana, Tarek, Karim et Mira et nous tous, pour que l'œuvre que tu as bâtie au cours des dernières 25 années perdure dans la même lignée que tu as tracée, patiemment et avec un amour infini.
Mon cœur saigne Georges, mon cœur saigne, mais il est des choses qu'on ne peut qu'exprimer... sans pouvoir expliquer.

Yordan Béchara OBEGI

La vie a-t-elle un sens ?On est en droit de se poser la question en de pareilles circonstances.Comment un homme si bon, si juste, si humble, père de trois enfants en bas âge, peut-il mourir et laisser derriere lui tant de cœurs meurtris par la douleur de son absence ?Est-ce que notre monde tourne bien rond, lorsque c'est lui qui s'en va, laissant à tous ceux qui l'ont connu un souvenir sans tache, sans qu'on puisse se souvenir d'avoir décelé en lui une ombre de méchanceté ou entendu un mot désobligeant ou déplacé ?La vie est belle certes, mais aujourd'hui elle se présente sous un jour particulierement cruel.Mais parlons de Georges, mon ami, mon frère...Il est peu de gens qui font l'unanimité autour d'eux comme l'a fait Georges.Bien que parti du Liban en 1975 à l'âge de 10 ans, il a su garder pour son pays un attachement...