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Syrie: les exportations ont chuté de 90% depuis le début de la crise

AFP
21/10/2014

Les exportations de la Syrie ont chuté de 90% depuis le début de la révolte il y a près de quatre ans, a affirmé un haut responsable, alors que le pays est soumis à de sévères sanctions internationales.

Le chef de l'Agence pour la promotion et le développement des exportations, Ihab Ismander, a récemment indiqué que les exportations étaient "évaluées actuellement à environ quatre millions de dollars par jour en moyenne".
Elles n'atteignent que rarement le montant de 40 millions de dollars, qui était leur moyenne pour l'année 2010, la dernière avant la crise.


Avec ce net recul, les exportations ne s'élèvent plus qu'à 1,46 milliard de dollars sur un an, selon le responsable.
Le journal Al-Watan a récemment indiqué que les exportations avaient "reculé de dix fois à cause de la crise".
Selon l'hebdomadaire économique en ligne The Syria Report, "ces chiffres confirment la dégradation graduelle des exportations en raison notamment des sanctions imposées par l'Union Européenne, dont l'achat de pétrole". En 2010, le pétrole représentait 40% du total des exportations syriennes et 90% des exportations pétrolières étaient destinées à l'Europe.


La chute s'explique aussi, souligne The Syria Report, par le déclin de l'économie syrienne en général, notamment la faible production de produits exportables ainsi que les problèmes de sécurité des transports routiers.
Par ailleurs, le gouvernement a décidé de supprimer toutes les subventions sur le carburant destiné aux entreprises, dont les prix seront réajustés chaque semaine, selon le ministre du Pétrole, Sleimane Abbas.
Cette décision fait suite à l'autorisation donnée au début du mois aux négociants privés à importer des produits pétroliers à condition de les vendre exclusivement aux entreprises, ceux destinés aux particuliers restant entre les mains de l'État.


Selon The Syria Report, la vente de produits pétroliers à destination des entreprises est désormais entièrement libéralisée, ce qui met fin à des décennies de subventions mises en place par le parti Baas, au pouvoir depuis plus d'un demi-siècle, qui pesaient lourd sur le budget de l'État.
Comme le pouvoir a perdu en 2013 ses champs pétroliers qui sont tombés aux mains du groupe État islamique, il doit compter uniquement sur les importations et donc payer en devises et comptant pour obtenir du pétrole, note The Syria Report.

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