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Moyen Orient et Monde - Épidémie

Le Nigeria s’est débarrassé d’Ebola

L'Union européenne poursuit ses efforts pour endiguer le virus.

Cette photo prise à l’Hôpital universitaire de Genève montre une notice d’information ainsi qu’un gel de main antibactérien. Cet hôpital va tester un vaccin expérimental développé au Canada et offert par le gouvernement canadien à la branche genevoise de l’OMC. Richard Juilliart / AFP

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré hier la fin officielle de l'épidémie du virus Ebola au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique. La période de 42 jours – soit deux périodes d'incubation de 21 jours – depuis la confirmation du dernier cas vient en effet de s'achever. « Il s'agit d'une réussite spectaculaire qui montre au monde entier que l'Ebola peut être stoppé », a déclaré à Abuja le représentant de l'OMS au Nigeria, Rui Gama Vaz.
La réaction très rapide des autorités et le déploiement d'équipes chargées de surveiller toutes les personnes entrées en contact avec des malades ont été des éléments-clés pour stopper la chaîne de contamination et éviter une catastrophe dans ce pays de 170 millions d'habitants. Vingt cas au total y ont été dénombrés, dont huit morts, sur plus de 4 500 morts en Afrique de l'Ouest, essentiellement au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, selon l'OMS.
Par ailleurs, la femme médecin norvégienne qui avait contracté le virus pendant une mission en Sierra Leone est guérie, a annoncé hier la branche norvégienne de Médecins sans frontières (MSF). Quant à l'infirmière espagnole infectée dans un hôpital madrilène et déclarée « non virale » dimanche, les résultats des tests confirmant sa guérison totale doivent encore être confirmés.

L'UE déterminée
De son côté, l'Union européenne s'est engagée à fournir un « effort accru » pour « endiguer » le virus dans les pays africains affectés. Elle a en effet promis au moins 500 millions d'euros d'aide et offert des garanties d'évacuation sanitaire aux humanitaires infectés. « Un effort uni, concerté et accru est nécessaire pour endiguer l'épidémie et fournir l'aide nécessaire et appropriée aux pays touchés », ont affirmé hier les ministres européens des Affaires étrangères à l'issue d'une réunion à Luxembourg.
Dans les pays les plus concernés, « les chiffres sont en croissance importante (...) exponentielle », a souligné le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Mais l'espoir s'est renforcé ces derniers jours. « Il y a d'autres pays où on a arrêté l'épidémie », a déclaré M. Fabius, en citant le Sénégal et le Nigeria.

Assistance aux ONG
Réclamant de longue date la mise sur pied d'un système d'évacuation au cas où leurs volontaires tomberaient malades, les ONG, en première ligne pour traiter les patients hautement contagieux, ont été entendues. Les ministres européens ont en effet promis de « garantir des soins adéquats » pour les travailleurs humanitaires internationaux afin qu'ils soient soignés sur place ou puissent bénéficier d'une « évacuation médicale » dans des avions commerciaux spécialisés ou des avions, militaires ou civils, fournis par les États membres. Ces évacuations pourront être financées par la Commission européenne et coordonnées par le Centre de coordination des réponses d'urgence, basé à Bruxelles. La Commission a déjà un contrat avec une société américaine spécialisée pour organiser des évacuations médicales d'urgence, mais cela ne représente que trois évacuations par semaine, selon une source européenne. En outre, l'UE va nommer d'ici à la fin de la semaine un coordinateur européen de la lutte contre Ebola.

L'Amérique latine « menacée »
Si l'Amérique latine est pour l'heure épargnée, elle s'inquiète aussi. « Une terrible épidémie se propage aujourd'hui pour les peuples frères d'Afrique et nous menace tous », a averti le président cubain, Raul Castro, à l'ouverture d'un « sommet extraordinaire » de 12 pays d'Amérique latine et des Caraïbes consacré à Ebola. Les chefs d'État ont convenu d'élaborer un « plan d'action » pour lutter contre l'éventuelle apparition du virus Ebola dans la région, au terme du sommet. Cuba est en pointe dans l'aide sur le terrain avec bientôt plus de 450 médecins et infirmiers déployés en Afrique de l'Ouest.

Vaccin canadien
Signe d'espoir, le Canada a expédié hier un premier lot de doses du vaccin expérimental contre le virus Ebola à destination d'hôpitaux à Genève, où il va être testé pour le compte de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a annoncé la ministre canadienne de la Santé Rona Ambrose. « Nous avons commencé le premier acheminement du vaccin expérimental canadien », première de trois livraisons prévues pour un total de 800 doses, a précisé Rona Ambrose lors d'une conférence de presse. Ces trois expéditions se feront par messagerie spécialisée aérienne à partir du Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg, afin de limiter les risques de détérioration des vaccins en cas de « mauvaise régulation de la température », selon le ministère de la Santé.
(Source : AFP)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré hier la fin officielle de l'épidémie du virus Ebola au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique. La période de 42 jours – soit deux périodes d'incubation de 21 jours – depuis la confirmation du dernier cas vient en effet de s'achever. « Il s'agit d'une réussite spectaculaire qui montre au monde entier que l'Ebola peut être stoppé », a déclaré à Abuja le représentant de l'OMS au Nigeria, Rui Gama Vaz.La réaction très rapide des autorités et le déploiement d'équipes chargées de surveiller toutes les personnes entrées en contact avec des malades ont été des éléments-clés pour stopper la chaîne de contamination et éviter une catastrophe dans ce pays de 170 millions d'habitants. Vingt cas au total y ont été dénombrés, dont huit morts, sur plus de 4 500...
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