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Culture - Exposition

Gros plan sur les cinq thèmes de l’art islamique

Une sélection de reproductions des plus belles calligraphies, illustrations et enluminures issues de la collection de l'Université de Leyde sont à voir dans les Souks de Beyrouth, à l'initiative de l'ambassade des Pays-Bas, en collaboration avec l'AUB et la LAU.

Variété de formes et de styles dans les manuscrits islamiques des collections spéciales de l’Université de Leyde.

L'Université de Leyde est la plus ancienne des universités néerlandaises. En 1613, elle a créé l'une des premières chaires portant sur la langue et la culture arabes en Europe, et qui reste à ce jour le principal centre d'études arabes aux Pays-Bas. « La culture arabe a beaucoup de sagesse à nous enseigner », ces célèbres mots du premier détenteur de la chaire, Thomas Erpenius (1584-1624), définissent encore aujourd'hui le principe de cette formation. Le 400e anniversaire de cette chaire est célébré cette année à travers nombre d'activités et d'événements organisés par l'Université de Leiden afin de promouvoir et de faire découvrir au grand public la culture arabe. L'exposition «L'Art des manuscrits islamiques à travers les collections de Leyden», qui se tient à la galerie des Souks de Beyrouth, démontre la richesse et la beauté de l'art islamique et met aussi en avant la passion de bon nombre de chercheurs pour l'histoire de la culture arabe. Elle vise surtout, selon les mots de l'ambassadeur des Pays-Bas Hester Somsen, à démontrer les liens historiques qui lient son pays au monde arabe, et ce depuis plus de 400 ans.
L'université néerlandaise possède actuellement, outre les 2000 manuscrits en langue perse et en turc ottoman, quelque 4000 manuscrits en langue arabe.
Parmi les documents les plus précieux, le Kitab al-hacha'ich, une version arabe du Materia Medica de Dioscoride. Datant de l'an 475 de l'Hégire/1083 apr. J.-C., il est à ce jour le plus ancien manuscrit arabe illustré portant sur un sujet scientifique.
Exposés à Beyrouth, ces fac-similés de grande beauté ne manqueront pas de ravir néophytes et spécialistes confondus.
«-La beauté des manuscrits islamiques réside, dans une large mesure, dans l'art de la calligraphie, des miniatures et des enluminures. Ce sont ces trois éléments majeurs qui font également la richesse des manuscrits islamiques des collections spéciales de l'Université de Leyden », affirme Karin Scheper, historienne de l'art. Ils témoignent de l'unité et de la diversité des motifs décoratifs dans le monde musulman.
La sélection des œuvres de l'exposition se divise en cinq thèmes: calligraphie, représentations de La Mecque et de Médine, miniatures tirées d'ouvrages scientifiques et poésie. Le cinquième thème est axé sur les motifs floraux et géométriques. À ne pas rater.

*The Beige Gallery, jusqu'au 30 novembre, de 13h à 20h.

Ateliers

En marge de l'exposition, les deux expertes et curatrices Karin Scheper et Huda Abifares ont donné des interventions autour de leurs études sur l'art islamique. Elles animent également aujourd'hui deux ateliers spécialisés.
De 12h à 15h, workshop avec Huda Abifares sur le design des symboles et des messages qui défient la perspective des médias dans le monde arabe, spécialement au Liban.
De 15h à 17h : workshop avec Karin Scheper sur la tradition de la reliure islamique.

L'Université de Leyde est la plus ancienne des universités néerlandaises. En 1613, elle a créé l'une des premières chaires portant sur la langue et la culture arabes en Europe, et qui reste à ce jour le principal centre d'études arabes aux Pays-Bas. « La culture arabe a beaucoup de sagesse à nous enseigner », ces célèbres mots du premier détenteur de la chaire, Thomas Erpenius (1584-1624), définissent encore aujourd'hui le principe de cette formation. Le 400e anniversaire de cette chaire est célébré cette année à travers nombre d'activités et d'événements organisés par l'Université de Leiden afin de promouvoir et de faire découvrir au grand public la culture arabe. L'exposition «L'Art des manuscrits islamiques à travers les collections de Leyden», qui se tient à la galerie des Souks de Beyrouth, démontre...
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